Promenade circulaire de difficulté moyenne-facile qui, au départ du centre de Domodossola mène à l’un des Monts Sacrés
LES ANCIENNES BOURGADES DE DOMODOSSOLA
Domodossola e dintorni
Description de l’itinéraire
Promenade circulaire de difficulté moyenne-facile qui, au départ du centre de Domodossola mène à l’un des Monts Sacrés classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, à la découverte des anciennes bourgades de l’ancienne commune de Vagna.
localité de départ et d’arrivée : Gare ferroviaire de Domodossola (270 m)
altitude maximale : Vallesone (670 m)
dénivellement : 400 m environ au total
distance : 8 km au total
temps du parcours sans les arrêts : 3 heures au total
type d’itinéraire : mixte (sentier, asphalte, pavé, terre)
signalétique : panneaux et balises blanches / rouges
eau : fontaines à Domodossola, au Mont Sacré Calvario et dans quelques-unes des bourgades
période conseillée : toute l’année en l’absence de neige
comment s’y rendre : parkings gratuits ou payants à la gare de Domodossola. En bus : liaisons avec les principaux villages (www.comazzibus.com). En train : lignes Milan-Domodossola et Novara-Domodossola, liaisons également avec la Suisse (www.trenitalia.com)
Informations : Distretto Turistico dei Laghi www.distrettolaghi.it; Office de tourism – Piazza G. Matteotti, Domodossola, tél. +39 0324.248265; Commune de Domodossola www.comune.domodossola.vb.it ; Mont Sacré Calvario www.sacrimonti.org / www.sacromontecalvario.it
l’itinéraire
À la gare de Domodossola, prendre la Via Ferraris, en direction du centre-ville. On évite pour le moment le cœur de la ville (on le fera à votre retour) mais on le frôle en suivant dans l’ordre Via Fratelli di Dio qui devient Via Garibaldi. On traverse la Piazza Tibaldi triangulaire où l’on prend la Via Rosmini (panneaux blancs / rouges Monte Sacro Calvario) qui prend le nom de Via Mattarella (panneaux jaunes Monte Calvario Via Crucis). Aux abords immédiats de la colline, on aperçoit déjà les premières chapelles du Mont Sacré, un peu englouties par la circulation urbaine. Ce n’est qu’après la troisième chapelle qu’on gravit enfin une route pavée large et abrupte, pratiquement fermée à la circulation. C’est le début d’un voyage dans le temps, rythmé par les chapelles du Mont Sacré construites en 1657, différentes les unes des autres, qui racontent l’histoire du Calvaire du Christ avec des statues grandeur nature.
Aujourd’hui, le Mont Sacré est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. À la hauteur de la sixième chapelle, on garde toujours la droite, sur la route pavée principale. Une fois arrivé au Mont Sacré, on tourne à gauche et on franchit un portail qui mène à l’entrée du Sanctuaire et du Couvent. On rejoint le beau jardin (toilettes, bancs) qui entoure la tour et les vestiges du château de Mattarella du VIe siècle, d’origine lombarde et détruit au XVe siècle, qui offre une vue aérienne sur Domodossola (413 m). On revient sur nos pas pour quitter la zone du Mont Sacré, on entre dans le parking et on gravit l’escalier à gauche (panneau San Defendente A01a) qui mène à une belle route pavée qui monte. En se retournant, on peut admirer la vue sur le complexe du Mont Sacré. On aboutit à une route goudronnée que l’on traverse pour s’engager sur un chemin pavé (panneau San Defendente A01a) qui monte jusqu’à un petit pont sur la droite. Si l’on continue tout droit, on s’engage sur un sentier escarpé qui mène directement à l’Église San Defendente à travers la forêt.
L’itinéraire que l’on affronte après le petit pont sur la droite et qui mène à la route goudronnée est bien plus graduel. On remonte la route goudronnée qui décrit de larges tournants, jusqu’à la Chapelle de Marisch puis jusqu’à l’Église blanche San Defendente (549 m). Un sentier part juste en face du bâtiment (panneau Vallesone). Après un départ agréable, la montée devient de plus en plus difficile en traversant une belle hêtraie. Il faut faire attention lorsqu’on arrive au seul carrefour évident : on doit tourner à gauche pour rejoindre la route goudronnée. Suivre cette dernière vers la droite en passant devant un édicule jusqu’à la bourgade de Vallesone. Le village est très particulier et agréable, il y a une fontaine (l’eau n’est pas contrôlée) et un pressoir géant en bois mais, surtout, de nombreuses silhouettes d’enfants et d’animaux surgissent des points les plus improbables et curieux. Vous atteignez ici le point culminant de l’ensemble de l’itinéraire (670 m). On passe devant l’Oratoire San Gaudenzio et à la sortie du village, juste avant le croisement où se trouve l’arrêt de bus, on descend en empruntant un chemin de terre à droite (panneau Motto). Mais on le quitte très vite pour prendre un sentier à gauche (panneau Andosso).
L’itinéraire suivant, très agréable et progressif, mène à Andosso (fontaine derrière l’église blanche). On traverse le village et on maintient le chemin de terre très abrupte à droite (panneau Prata D03a). Le sentier descend à travers une belle forêt, on franchit un petit gué après quoi le parcours devient plus progressif avant d’arriver à Prata. Au milieu du village on découvre un lavabo réalisé à partir d’un vieux four ; ici il faut faire attention et descendre à droite (le panneau Vagna est un peu caché). On arrive ainsi à l’église, puis on continue sur le beau chemin muletier qui passe juste à côté du bâtiment sacré (panneau Vagna placé en bas). On suit le sentier qui descend de façon constante, en faisant attention aux balises blanches / rouges et aux anciens marquages rouges. On arrive ainsi à Maggianigo, le chef-lieu de l’ancienne commune de Vagna, et on se dirige vers l’église visible de loin (428 m). Après le bâtiment sacré, on prend le chemin muletier à gauche (panneau Domodossola).
Le chemin muletier et le sentier en zigzag très escarpés mènent à la périphérie de Domodossola, dans la Via Ceschi. On tourne à droite dans la Via Chiovenda, puis à gauche dans la Via Vanoni. On traverse la Via Salvo D’Acquisto et on continue vers la Via Vanoni jusqu’à la Via Di Vittorio. Ici, on tourne à droite vers le rond-point (attention : il n’y a pas de trottoir !). Au rond-point, on continue tout droit dans la Via Giovanni Mauro en passant devant l’hôpital. Au premier feu, on tourne à gauche puis à droite en direction de la vieille ville. Le centre de Domodossola est une zone piétonne dont la merveilleuse âme médiévale est composée de bâtiments précieux, de petites places et de ruelles étroites. On conseille de s’y promener à la découverte des principaux monuments de la ville comme la Collégiale SS Gervasio et Protasio du XVIIIe siècle, les arcades de Piazza Mercato du XVe siècle, les Palais Silva et San Francesco. Après avoir traversé la vieille ville, on revient à la gare en bouclant la boucle.
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Vagna
Cette ancienne commune autonome regroupait les bourgades touchées par l’itinéraire ; elle n’existe plus aujourd’hui car elle a été fusionnée avec Domodossola en 1928. Une curiosité ? La Festa dul Bambin, ou Noël en… Juillet ! Il semble que la tradition remonte au XVIIe siècle, lorsque les chefs de famille, absents de la maison pendant la période de Noël, obtinrent le droit de célébrer la fête de la naissance de l’enfant Jésus en été.
conseils pour les jeunes randonneurs
Accessible en poussette uniquement de la gare au Mont Sacré, puis dans la vieille ville. Il y a des fontaines dans les bourgades mais souvent l’eau n’est pas contrôlée.
Réalisateurs de l’itinéraire : Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes : Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Route linéaire au départ de Cannobio, à travers des forêts verdoyantes et des villages pittoresques
LAC MAJEUR : “VIA DELLE GENTI” DE CANNOBIO À CANNERO RIVIERA
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Route linéaire au départ de Cannobio, à travers des forêts verdoyantes et des villages pittoresques sur d’anciennes routes pavées qui servaient de voies de communication communes, puis retour sur un bateau de mini-croisière.
localité de départ : Cannobio (200 m)
localité d’arrivée : Cannero Riviera (200 m)
altitude maximale : Molineggi (500 m)
dénivellement : Environ 350 m à l’aller
distance : 7,5 km à l’aller
temps du parcours sans les arrêts : 2 heures et 30 minutes à l’aller
type de parcours : mixte (sentier, asphalte, terre)
signalétique : panneaux jaunes « Via delle Genti » ; panneaux rouges/blancs « Cannero » ; panneaux rouges/blancs
eau : fontaines dans les villages
période conseillée : toute l’année en l’absence de neige
comment s’y rendre : Cannobio se trouve à 26 km de Gravellona Toce. Grand parking dans le Viale San Carlo Borromeo (payant le dimanche). En bus : ligne 3 Verbania-Brissago (www.vcotrasporti.it). En bateau : lignes Arona-Locarno et Locarno-Arona (www.navigazionelaghi.it).
informations : Distretto Turistico dei Laghi www.distrettolaghi.it; Bureau IAT – Via Giovanola c/o Palazzo Parasi, Cannobio, tel. +39 0323 71212 www.procannobio.it ; Commune de Cannobio www.comune.cannobio.vb.it ; Office de Tourisme – Via Orsi 1, Cannero Riviera, tel. +39 0323 788943 www.cannero.it ; Commune de Cannero Riviera www.comune.canneroriviera.vb.it
l’itinéraire
Qu’on se trouve dans le parking ou sur l’embarcadère, on est à quelques pas du Sanctuaire de Cannobio, qui mérite certainement une visite.
En 1522, sur le site actuel, se dressait la maison de la famille de Tommaso Zaccheo, qui abritait une petite peinture sur un parchemin. Cette année-là, le tableau, qui représentait une Piété, commença à saigner. Les chambres hautes de la maison furent transformées en une première chapelle où Saint Charles Borromée célébra sa dernière messe. C’est lui-même qui demanda la construction du Sanctuaire, qui fut bâti entre 1575 et 1614.
Depuis le Sanctuaire, un petit escalier descend jusqu’à la promenade au bord du lac, avec ses nombreux bars et restaurants et à deux pas de l’embarcadère (fontaine). On parcourt l’agréable et vaste promenade au bord du lac de la Piazza Indipendenza puis on remonte la Via Marconi (panneaux « Centro Storico »). On signale, au croisement de la Via Umberto I, la fontaine et les fresques sous le portique, à gauche du Palazzo Pironi du XVIe siècle. À présent, on prend à droite la Via Umberto I, toujours agréablement piétonne et parsemée de boutiques et de restaurants, puis on traverse la rue ouverte à la circulation ; on arrive à proximité du beau Palazzo Parasio 1291 (fontaine), derrière lequel on aperçoit le Clocher roman de San Vittore au pied duquel se trouve l’Office du Tourisme.
On continue tout droit le long de la Via Antonio Giovanola, qui n’est plus piétonne, mais où la circulation est rare. On prend à gauche l’étroite Via G. M. Giovanola, qui devient une route pavée et qui passe près d’un grand lavoir carré. Après avoir traversé une rue asphaltée, on fait encore quelques pas tout droit jusqu’à un croisement. On prend la route qui monte à droite (panneaux blancs « Casali Bagnara » et « Casali Roccolo », marquages rouges/blancs) jusqu’à un autre croisement ou des panneaux indiquent le sentier. On tourne maintenant à gauche (panneau blanc / rouge « Cannero » et panneau jaune « Via delle Genti »). La route asphaltée devient plus étroite et de plus en plus abrupte jusqu’à un parking sur une petite place ; ici, elle se transforme en une belle route pavée très escarpée qui continue à monter ; au-delà d’un vieil édicule en pierre et près des murs d’enceinte de quelques maisons, elle devient enfin progressive et s’immerge dans une belle forêt de châtaigniers.
On monte encore, bien sûr, mais de façon progressive tandis qu’on jouit par endroits entre les branches d’une vue sur Cannobio. En se promenant au milieu de chênes et de châtaigniers, on rejoint une route pavée plus grande et régulière que l’on prend à droite en remontant jusqu’aux maisons de la bourgade Solivo (fontaine). On remonte une route goudronnée vers la droite (panneau blanc « Viggione »). On suit la route goudronnée sur environ 250 m, puis on prend une route goudronnée sur la gauche (panneau « Cannero » et panneau jaune « Via delle Genti »). Cette route rejoint une voie pavée plus large, on continue à gauche jusqu’à Molineggi, en montant progressivement et graduellement. La bourgade est annoncée par une petite église, puis par un grand moulin et elle est constellée de nombreuses sculptures métalliques réalisées en grande partie avec d’anciens outils agricoles. Après avoir traversé un pont de pierre suggestif, on avance sur un beau tronçon délimité d’un côté par une main courante en bois et de l’autre par des rochers suggestifs sur lesquels les châtaigniers se sont enracinés dans le temps, prenant des formes presque féeriques. Un peu plus loin, on atteint l’altitude maximale de tout le parcours et on quitte le chemin de terre pour le sentier sur la gauche qui redescend enfin d’une façon nette et décisive (panneau « Cannero »), au milieu des châtaigniers, en traversant un ruisseau pittoresque avec des rochers et des petites cascades. La descente très abrupte frôle le village de Carmine Inferiore, sans y entrer, mais on continue vers la droite (panneau « Cannero ») le long d’un tronçon progressif qui traverse plusieurs petits ruisseaux. Un escalier permet de prendre de l’altitude et de se rapprocher de Carmine Superiore et de son Sanctuaire.
Le bourg, qui date de l’an mille, était une forteresse où la population trouvait refuge en cas de danger. Il se transforma petit à petit en village et on construisit l’église de San Gottardo au cours du XIVe siècle. Elle abrite des fresques du XVe au XVIe siècle visibles à travers le vitrail (n’hésitez pas à payer une obole pour l’éclairage intérieur, cela en vaut la peine). On signale qu’au XVIIe siècle, le village fut frappé par une épidémie de peste et on recouvrit les fresques de l’église avec de la chaux pour désinfecter les lieux, utilisés comme un lazaret. Ils n’ont revu la lumière que lors de la restauration de 1932.
L’endroit est magnifique, suspendu au rocher et avec une vue superbe depuis la terrasse qui s’étend à côté de l’église. Il faut maintenant traverser le village (fontaine) à travers les ruelles étroites en pierre, en suivant les indications rouges/blanches mais en faisant attention aux panneaux parce qu’il faut garder la gauche (panneau « Cannero »). On abandonne le village, en descendant, puis en alternant des tronçons en montée et en descente, toujours immergés dans l’épaisse forêt où apparaissent, parfois avec un effet surprise, de belles ruines de bâtiments en pierre immergés dans la végétation. Les châtaigniers sont très beaux et évocateurs : il sera facile d’imaginer des histoires passionnantes de sorcières, d’elfes, de gnomes et d’animaux fantastiques étranges ! Peu à peu, on rejoint une zone plus ouverte et en terrasse d’où on peut profiter de la vue sur le lac et les Châteaux de Cannero.
Les châteaux ressemblent à des bateaux flottants au fil de l’eau. Bâtis entre le XIIIe et le XIVe siècle, on les appelait Malpaga parce qu’ils avaient été construits aux dépens de la population locale. Ils avaient servi de refuge aux cinq frères Mazzardi, surnommés Mazzarditi, qui dominaient la région d’une main de fer et avec cruauté. C’est le duc de Milan Filippo Maria Visconti qui mit fin à leurs incursions, en assiégeant les châteaux en 1414 et en les rasant jusqu’au sol. Vendus à la Famille Borromée, celle-ci construisit en 1519 la Rocca Vitaliana sur les îlots pour contrôler les trafics avec la Suisse voisine. Depuis 2025, après des années de restauration, les Castelli di Cannero sont ouverts aux visiteurs (www.terreborromeo.it).
On traverse le petit village de Cheggio (281 m) en suivant les panneaux rudimentaires « Cannero » et on descend jusqu’à la route nationale qu’on devra traverser.
ATTENTION : passage à niveau dangereux, utilisez les passages piétons qui sont légèrement à droite et faites particulièrement attention car les voitures qui roulent vite arrivent par surprise derrière le virage.
Après la traversée, on prend immédiatement la route piétonne sur la gauche qui descend vers Cannero Riviera, puis on tourne à gauche à la hauteur du panneau « Cannobio » (à rebours) jusqu’au petit port, à la promenade au bord du lac et au quai où l’on prend le bateau du retour.
conseils pour les jeunes randonneurs
L’excursion à travers des forêts magnifiques atteint son point d’orgue avec le village de Carmine Superiore, un véritable plongeon dans l’histoire. Ne convient pas aux poussettes.
Réalisateurs de l’itinéraire : Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes : Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Promenade à travers la fraîcheur de la forêt qui mène à un point panoramique très suggestif
VERGANTE : SASS DEL PIZZ
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Promenade à travers la fraîcheur de la forêt qui mène à un point panoramique très suggestif en suspens au-dessus du Lac Majeur, avec des bancs évocateurs et des arbres dont la position zen invite au jeu.
localité de départ : Fosseno (600 m)
localité d’arrivée : Sass del Pizz (763 m)
altitude maximale : 800 m environ
dénivellement : 200 m environ
distance : 5 km
temps du parcours à l’exclusion des arrêts : 2 heures
type de parcours : mixte (sentier, asphalte, terre)
signalétique : panneaux blancs et verts et panneaux jaunes, balises blanches et rouges
eau : fontaines à Fosseno
période conseillée : toute l’année en l’absence de neige
comment arriver : à 12 km d’Arona. Depuis l’autoroute A26 sortie Meina, puis commencer par suivre les panneaux bleus pour « Meina », puis les panneaux bleus pour « Massino Visconti » et « Nebbiuno ». Arrivés à Nebbiuno, attention à gauche, suivre les panneaux bleus « Fosseno ». Parkings sur la piazza Sant’Agata et dans la rue Bertoletti. En autobus: ligne Arona-Massino Visconti-Gignese, arrêt Nebbiuno, à environ 2 km (www.pirazzi.it).
Informations : Distretto Turistico dei Laghi – www.distrettolaghi.it; IAT Bureau Information et Accueil Touristique – Piazza Caduti di Nassirya 6, Nebbiuno – tél. +39 (0)322 060202; Commune de Nebbiuno – www.comune.nebbiuno.no.it
l’itinéraire
Sur la place Sant’Agata, où vous pouvez garer votre voiture,on découvre un monument insolite dédié aux maçons, derrière lequel se trouve un terrain de jeu. Après une sacro-sainte pause, on tourne le dos au monument et au terrain de jeu, et on remonte la route goudronnée sur la gauche (attention : il n’y a pas de trottoir) ; on ignore plusieurs croisements, jusqu’à l’ancien lavoir immergé dans la fraîcheur des arbres (fontaine et bancs en pierre). On continue vers la droite sur la route goudronnée (toujours sans trottoir) sur un terrain un peu plus plat, entre les dernières maisons du village et les premières pentes de la colline boisée. Lorsqu’on commence à descendre, on rencontre un panneau « stop », on continue vers la gauche sur la route goudronnée qui devient rapidement un chemin de terre et qui s’immerge dans la pénombre de la forêt jusqu’à une clairière.
Vous pouvez éventuellement garer votre voiture ici, en gagnant environ 1 km avec un dénivellement de 70 m mais vous ne pourrez profitez ni du terrain de jeu ni des fontaines.
L’espace ouvert présente de nombreux croisements. On doit s’engager sur la petite route complètement sur la gauche (panneaux « Sass del Piz F6 »), mais il faut garder à l’esprit le chemin de terre en face (panneaux « F7 ») car le circuit proposé se termine de ce côté. On monte graduellement à travers la forêt, alternant avec un itinéraire initial plus fermé qui s’ouvre de plus en plus par endroits.
Sur un de ces tronçons plus aériens, on découvre une piste sur la droite qui traverse un pré ; en levant les yeux on aperçoit une manche à vent. Cet itinéraire est également un raccourci pour le sommet, mais il est très abrupt : nous conseillons de suivre la piste, plus longue mais beaucoup plus graduelle.
On descend légèrement et on tourne à droite au croisement ; au début la montée est progressive, puis elle s’accentue pour devenir abrupte, jusqu’au sommet.
On peut également arriver jusqu’ici en suivant le sentier qui vient de la gauche au départ de l’ancien lavoir, mais la montée est très abrupte comme vous pourrez le constater vers la fin du sentier qui rejoint le sommet.
On est au sommet de la colline avec de petites tables en bois à l’ombre des arbres, essentiellement des bouleaux, et un panorama vaste et splendide sur le Lac Majeur. Un peu plus à droite se dresse une grande croix et à gauche on aperçoit un rocher lisse avec deux bancs panoramiques et confortables, invitant à la méditation face à un panorama grandiose sur la partie méridionale du Lac Majeur et les lacs de Monate, Comabbio, Varese.
Les arbres qui abritent l’aire de pique-nique sont parfaits pour jouer à cache-cache et aux sauts d’obstacles, et agrémenter la halte, malgré l’absence de structures « artificielles ». Après s’être arrêté le temps qu’il faut, on reprend la marche pour boucler le circuit et, à la hauteur des bancs sur le rocher, on s’engage sur le large sentier « F5 » tantôt en montée tantôt à plat jusqu’à un croisement où l’on tourne à droite (panneau « F5 » et panneau « Sentiero Novara »). On continue sur un faux plat, en suivant un itinéraire très agréable entre les fougères et les bouleaux le long duquel on découvre un panorama sur le lac. Ensuite, on tourne à droite au prochain croisement (panneaux « F5 » et « F7 »). On entame à présent une descente constante en parcourant quelques tronçons d’une ancienne route pavée en pierre qui pénètre dans une forêt suggestive de châtaigniers. On quitte le sentier « F5 » au prochain croisement pour descendre le sentier « F7 » de plus en plus abrupt, et boucler le circuit dans la clairière rencontrée à l’aller. D’ici on parcourt à rebours le chemin emprunté au départ.
pour en savoir plus
Nebbiuno
Fosseno, le village de départ de la randonnée, est un lieu-dit de la commune de Nebbiuno (les autres s’appellent Tapigliano et Corciago). Depuis le parking, on entrevoit l’église principale de Fosseno : Sant’Agata. Début du XVIIe siècle, il existait déjà un bâtiment sacré mais « mal fatta, oscura, humida et troppo bassa. Vada il popolo pensando a farne una nuova in sito più decente et di forma più venerabile » (4 juin 1618, visite de l’Évêque de Novare Mons. Ferdinando Taverna). Les travaux de construction de la nouvelle église débutèrent en 1680 et d’après les contrats, chaque famille était contrainte de faire des offrandes en argent et de fournir un ouvrier pour les travaux, qui pouvait être un homme ou une femme.
Le Vergante
Ce nom, qui signifie « qui descend vers le bas », désigne les collines qui séparent le Verbano (Lac Majeur) du Cusio (Lac d’Orta) et dont le plus haut sommet est le Mottarone (1492 m).
La fête de la fraise
Eh oui, jusqu’aux années soixante, on produisait à Fosseno plus de mille cinq cents quintaux de fraises par an. Aujourd’hui, la production a beaucoup baissé, mais la qualité est restée la même et si vous avez un faible pour ce fruit, ne manquez pas la fête traditionnelle qui se déroule le second dimanche de juin avec un marché dédié, des déjeuners et des dîners à thème, des bals et des animations.
conseils pour les jeunes randonneurs
Ce parcours ne convient pas aux poussettes, mais il est très facile et accessible pour les petits randonneurs à « deux pattes » !
Faiseurs du chemin: Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes: Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Itinéraire linéaire qui suit d’anciens chemins muletiers qui reliaient Stresa et Belgirate
SENTIER DES CHÂTAIGNERS DE STRESA À BELGIRATE
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Itinéraire linéaire qui suit d’anciens chemins muletiers qui reliaient Stresa et Belgirate
localité de départ : Stresa (200 m)
localité d’arrivée : Belgirate (200 m)
altitude maximale : Église San Paolo (480 m)
dénivellement : Environ 400 m à l’aller (non continus)
distance : 8 km à l’aller
temps du parcours sans les arrêts : 2 heures et 30 minutes à l’aller
type d’itinéraire : mixte (asphalte, pavés, sentier, chemin de terre)
signalétique : panneaux rouges / blancs, panneaux « Sentiero dei Castagni » et « L2 Stresa-Belgirate ».
eau : fontaines dans les villages
période conseillée : du printemps à l’automne si vous revenez en bateau ou en bus; toute l’année, en l’absence de neige, si vous revenez à pied par le même itinéraire.
comment s’y rendre : Stresa est située sur la rive ouest du lac Majeur. Par l’autoroute A26, sortie Carpugnino, à 7,5 km. Parking à l’embarcadère (payant) et à la gare ferroviaire. En bus : ligne Verbania-Stresa-Arona (www.safduemila.com); ligne Novara-Domodossola (www.stnnet.it). En train : ligne Milano-Domodossola, arrêt Stresa (www.trenitalia.com). En bateau : lignes Arona-Locarno et Locarno-Arona (www.navigazionelaghi.it).
informations : Distretto Turistico dei Laghi www.distrettolaghi.it; Ufficio IAT – Piazza Marconi 16, Stresa, tél. +39 0323 30150, www.stresaturismo.it ; Commune de Stresa www.comune.stresa.vb.it; Office de Tourisme – Via G. Mazzini 12/14 à l’embarcadère, Belgirate, tél. +39 331 2324425; Commune de Belgirate www.comune.belgirate.vb.it
l’itinéraire
À l’embarcadère, on prend la direction du centre-ville en empruntant une rue piétonne (Via Tomasi ou Via Mazzini) qui mène à la Piazza Cadorna. Ici, on tourne à gauche dans la Via De Vit, qui mène à la Via Manzoni (panneaux « Sentiero dei castagni » et « L2 Stresa-Belgirate »), on continue jusqu’au monument dédié à l’amitié entre l’écrivain Alessandro Manzoni et le philosophe Antonio Rosmini.
Rosmini et Manzoni se sont connus en 1826 et depuis lors, ils se sont fréquentés à Milan et surtout à Stresa où vivait Rosmini, tandis qu’à partir de 1839 Manzoni passait ses vacances d’été à Lesa. Cette amitié dura jusqu’à la mort du philosophe en 1855, dont le tombeau se trouve dans l’église du collège situé au-dessus.
On poursuit la montée, jusqu’au portail secondaire du Parc Pallavicino.
La Villa Pallavicino a été construite par Ruggero Borghi, un ami de Manzoni et Rosmini.
En 1862, la propriété fut transférée à la noble famille génoise Pallavicino, qui agrandit le domaine et transforma le merveilleux jardin en musée animalier ouvert au public. Aujourd’hui, la Villa et le Parc Pallavicino font partie du circuit touristique des Terres Borromées. Le Parc Pallavicino est un havre de paix pour les visiteurs, mais surtout pour les 60 espèces de mammifères et d’oiseaux qui y vivent, ainsi que pour de nombreux spécimens sauvages sauvés par les gardes forestiers (www.terreborromeo.it).
Un peu plus loin, à la hauteur d’un édicule à un croisement à trois voies, on prend la route pavée centrale (panneau marron « Sentiero storico pedonale ») qui remonte progressivement en frôlant le périmètre du Parc Pallavicino. Juste avant un portail, on tourne à gauche (balises blanches et rouges) tandis que la route pavée se détériore, devenant plutôt en un chemin de terre. On pénètre à présent dans une belle étendue boisée très suggestive, caractérisée par des châtaigniers. On rencontre une route goudronnée que l’on traverse, puis on continue sur un sentier qui mène rapidement à l’Oratoire de Passera.
Construit entre 1657 et 1737, c’est le plus petit sanctuaire de Stresa, et il semble avoir été construit à la suite d’un vœu fait par un marchand de vin ayant échappé à un naufrage.
On continue sur la route goudronnée qui passe à côté de l’oratoire et qui traverse le village ; après les dernières maisons, elle se transforme à nouveau en un chemin de terre, à la hauteur d’un croisement. Un panneau en bois « Sentiero dei Castagni » indique la gauche mais on conseille de continuer tout droit en suivant les balises rouges et blanches « Sentiero Stresa-Belgirate L2 », pour faciliter le parcours.
Une belle route pavée monte jusqu’au site du Mulin de la Stria di Passera, dont l’histoire est racontée par un panneau sur place. Malheureusement, les restes du moulin sont invisibles, dévorés par la végétation, immergés dans la châtaigneraie, mais la lecture de la légende de la « sorcière » est toujours très suggestive. La très belle route pavée continue à monter, jusqu’au village de Brisino puis de nouveau jusqu’à la route goudronnée qu’on prend à gauche puis immédiatement à droite. En suivant la route, on passe devant un panneau qui expose les découvertes celtiques de la région, puis devant le terrain de football ; enfin, on arrive au cimetière à l’intérieur duquel se trouve l’Église Sant’Albino de 1151 qui abrite une fresque du XVe siècle.
En passant par le cimetière (panneau « Belgirate L2 »), on s’engage sur un beau tronçon particulièrement suggestif au milieu des châtaigniers en montée, jusqu’à la route goudronnée qui vient de Magognino. On la suit vers la gauche, en direction de Falchetti, le long d’un agréable tronçon progressif. Après un vignoble insolite entouré d’épaisses forêts, on prend à droite un sentier légèrement en montée. On traverse à nouveau la route goudronnée et on entre dans le village de Falchetti (fontaine). À la sortie du bourg, on regagne la forêt où l’on affronte la dernière montée ; en effet, à la hauteur d’un croisement bien visible, on prend le sentier à gauche qui descend rapidement après un court tronçon progressif. Un très court détour par la droite mène à l’Église San Paolo, à proximité de laquelle on découvre d’anciennes cupules. Vous traversez quelques groupes de maisons, puis on descend par la route asphaltée à gauche.
Note : il est également possible de se diriger à droite, en montant légèrement, avant de prendre un chemin sur la gauche qui rejoint la même route goudronnée, plus bas. Mais tout compte fait, on parcourt la même distance sur la route goudronnée ; aussi, en ajoutant un peu de dénivelé, autant suivre immédiatement la route sur la gauche, comme il est décrit.
Après avoir parcouru 500 mètres sur cette route, on l’abandonne pour descendre un escalier sur la gauche qui « tombe » littéralement vers Belgirate jusqu’à la Chiesa Vecchia di Santa Maria, dont la terrasse offre une vue sur les toits de la ville. On prend maintenant la petite rue piétonne juste à côté de l’édifice sacré, qui mène à un passage souterrain ferroviaire. On traverse la route, on prend la rue piétonne bordée d’édicule de la Via Crucis, puis on parcourt la Via Conelli. Veiller à prendre la deuxième ruelle à gauche, Scalone Cairoli, qui rejoint l’Église Paroissiale, puis le bord du lac. Ici, on tourne à gauche pour se rendre à l’Office du Tourisme, au-delà duquel on découvre la curieuse statue du crapaud et, plus loin un petit terrain de jeux. Devant le bureau se trouve l’embarcadère où l’on prend le bateau pour Stresa, en passant par l’Ermitage Santa Caterina del Sasso sur l’autre rive du lac.
conseils pour les jeunes randonneurs
Non accessible aux poussettes en raison de la variété de l’itinéraire. Si on le souhaite, on peut également revenir par le même itinéraire mais le bateau, avant de faire un arrêt à Stresa, s’arrête à l’Ermitage Santa Caterina del Sasso, comme une vraie mini–croisière.
Réalisateurs de l’itinéraire : Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes : Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Comme d’antiques pèlerins le long du chemin muletier qui, depuis les rives du lac, rejoint un des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie
LAC MAJEUR : MONT SACRÉ DE GHIFFA
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Comme d’antiques pèlerins le long du chemin muletier qui, depuis les rives du lac, rejoint un des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie inscrits au Patrimoine UNESCO depuis 2003, en passant de l’eau scintillante aux denses forêts de châtaigniers.
localité de départ : Ghiffa, embarcadère (200 m)
localité d’arrivée : Mont Sacré (360 m)
altitude maximale : Chapelle du Porale (470 m)
dénivellement: 300 m environ
distance : 5,5 km
temps du parcours à l’exclusion des arrêts : 2 heures
type de parcours : mixte (sentier, asphalte, terre)
signalétique : vignettes et panneaux blancs et rouges
eau : fontaines à Ghiffa et au Mont Sacré
période conseillée : toute l’année en l’absence de neige
comment arriver : à 6 km de Verbania. Direction Locarno, le long du lac. Parking à proximité de l’embarcadère, avec disque de stationnement (60 min). Parking gratuit à 650 m de la Mairie. En autobus : ligne 3 Verbania-Cannobio-Brissago, arrêt Ghiffa ; ligne 8 Intra-Ghiffa-Oggebbio, arrêt Ronco (www.vcotrasporti.it).
Informations : Distretto Turistico dei Laghi – www.distrettolaghi.it; Office de Tourism, Corso Belvedere 94 c/o Imbarcadero, tel. +39 339 6330959; Commune de Ghiffa – www.comune.ghiffa.vb.it; Organisme de Gestion des Monts Sacrés – www.sacrimonti.org; Réserve Naturelle Spéciale du Mont Sacré de la SS. Trinità de Ghiffa – www.parks.it/riserva.sacro.monte.ghiffa
l’itinéraire
Depuis l’embarcadère, on suit un tronçon le long du lac qui se trouve à notre droite jusqu’à l’église Santa Croce. En remontant l’escalier vers la droite, on arrive à une aire de jeux avec des tables et des bancs. À gauche en revanche, on prend Via ai Motti et on la suit vers la droite jusqu’au croisement de trois routes.
Si vous laissez votre voiture dans le parking gratuit, il vous suffit de prendre l’escalier qui se trouve au début de la zone de stationnement et qui mène à un petit oratoire ; prenez ensuite dans la ruelle qui mène au même croisement.
On remonte la rue (à gauche pour ceux qui viennent de l’embarcadère, à droite pour ceux qui viennent du parking), et en parcourant l’étroite Via Nigra, on rejoint Via Marconi, une route goudronnée qu’on doit remonter vers la droite.
La route est très étroite, à sens unique en montée et on doit faire attention à l’éventuelle circulation de voitures.
Elle rejoint une route plus large, Via Risorgimento, dans le village de Ronco. L’itinéraire continue le long de l’escalier situé un peu plus loin, sur la gauche, mais on conseille d’admirer à quelques pas de là la petite église avec sa façade en pierre qui fait partie du proche couvent.
Le monastère SS. Trinità accueil depuis 1906 une cinquantaine de religieuses Bénédictines de l’Adoration Perpétuelle du Très Saint Sacrement. Soyez respectueux si vous entrez dans l’église : à tout moment, de jour comme de nuit, au moins une religieuse est présente pour y prier.
Ensuite, on revient sur nos pas pour remonter l’escalier qui mène à l’église de Ronco et à la Piazza Fontane. On passe à côté du bâtiment sacré et au croisement en T qui se trouve à l’arrière de ce dernier, on tourne à gauche, dans Via Torino (ancien panneau à moitié effacé « al Santuario ») et on prend immédiatement Via Careghetta à droite. La route, très étroite, monte jusqu’à un autre croisement en T. Ici on prend la route de droite, plus large et pavée, qui conduit enfin dans la forêt où on tombe sur un autre croisement. Mémorisez bien l’endroit car les deux routes sont correctes ; nous conseillons de continuer tout droit, et au retour on arrivera par la droite. On remonte rapidement la route pavée (qui devient glissante par temps de pluie) jusqu’à une autre route pavée qui monte à droite vers les bâtiments du Mont Sacré.
Il existait dans le temps à cet endroit un oratoire qui datait du XIIe–XIIIe siècle, dédié à la très Sainte Trinité. Ce bâtiment est mentionné dès 1591 et il existe encore aujourd’hui à l’intérieur de la nef de l’église actuelle, sur la gauche, où se trouve la fresque qui représente trois fois le personnage du Christ (symbole de la Trinité : trois personnes identiques mais différentes). Entre le XVIe et XVIIe siècle, le site fut agrandi avec la création du Mont Sacré formé avec l’église SS. Trinità (de 1617) et les chapelles du Couronnement de la Vierge (de 1647), de Saint Jean-Baptiste (de 1659) et d’Abraham (de 1703), ainsi que d’arcades qui abritent un Chemin de Croix de 1752, fermé d’un côté par une petite chapelle.
On suit à présent le parcours conçu pour les porteurs de handicap qui, en passant devant les arcades du Chemin de Croix, rejoint une aire de pique-nique couverte avec des tables et une fontaine. L’espace ouvert autour des bâtiments sacrés permet une grande liberté de mouvement et les jeux d’enfants (mais attention : il est interdit de crier !) car il n’y a pas d’élément dangereux.
La forêt qui domine le Mont Sacré est depuis 1987 une Réserve Naturelle Spéciale.
Après cette pause goûter ou déjeuner bien méritée, on continue sur le Sentier Naturaliste rythmé par des panneaux didactiques (panneaux blancs « Cappella del Porale e Caronio ») dont la première partie est caractérisée par la présence d’un Sentier pour porteurs de handicap qui longe le chemin de terre. On le quitte pour remonter à droite le chemin de terre (panneaux « Pollino »). On peut parcourir l’ensemble du chemin de terre ou, en alternative, prendre à gauche un large « raccourci » sur une pente très abrupte. Les deux routes se rejoignent au même endroit peu avant le croisement qui permet de revenir au Mont Sacré. Avant de continuer, nous vous invitons néanmoins à parcourir quelques mètres en direction de « Pollino » pour rejoindre la petite chapelle du Porale, qui date de 1797, immergée dans la fraîcheur de la forêt. Ensuite, de retour au croisement mentionné précédemment, on prend la large piste plane qui s’engage dans la belle forêt de châtaigniers parallèle à la route suivie à l’aller et située un peu plus haut. On rencontre un seul croisement, mais il suffit de rester sur la route plane la plus large, pour arriver après une légère descente, à une petite centrale.
Ici, sur la gauche, commence un Parcours de Vie, qui prévoit 18 exercices physiques en moins d’un kilomètre, à réaliser en partie avec des agrès et en partie au sol.
On continue à droite, en passant à côté du bâtiment de la centrale et on s’engage sur le sentier en escalier très abrupt qui nous ramène au Mont Sacré (panneaux « SS. Trinità » et balises blanches et rouges). On repasse à côté des arcades du Chemin de Croix et de la chapelle San Giovanni Battista avant de s’engager sur le sentier à gauche (panneaux « Cappella di Abramo ») qui descend en effleurant la route goudronnée et qui mène à la chapelle du Patriarche Abraham, à l’écart par rapport aux autres bâtiments du Mont Sacré. On passe devant la chapelle et on prend le sentier pavé (panneaux « Ghiffa ») qui mène à un croisement qu’on avait déjà rencontré au cours de la montée. D’ici, on descend la route qu’on avait parcourue à l’aller, en découvrant éventuellement les ruelles étroites et tortueuses caractéristiques qui constituent le vieux centre de Ghiffa et qui partent de l’arrière de l’église, comme Via ai Motti, Via Alessandro Volta, Via Soccorso et Via Taccioli.
pour en savoir plus
Musée du Chapeau
De 1881 à 1981, la commune de Ghiffa accueillait une usine de chapeaux en feutre, la Panizza, qui existe toujours mais qui a été transférée en Toscane (www.panizza1879.com). Aujourd’hui, le bâtiment de l’établissement a été transformé en résidence mais à l’intérieur de deux salles on a aménagé un musée qui présente l’art de la fabrication du chapeau avec une exposition de machines, de photographies, de gravures d’époque et de vidéos (www.museodellartedelcappello.com).
conseils pour les jeunes randonneurs
Excursion simple et sans difficultés. Les familles avec une poussette peuvent rejoindre le Mont Sacré en voiture et parcourir le Sentier conçu pour les Porteurs de Handicaps. Une aire de jeu est présente à l’arrière de l’église paroissiale de Ghiffa, tandis que la zone du Mont Sacré propose des pierres à escalader, et des arbres derrière lesquels on peut se cacher, et le Parcours de Vie propose de nouvelles activités pour permettre aux petits randonneurs de dépenser leurs énergies.
Faiseurs du chemin: Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes: Franco Voglino et Annalisa Porporato
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D’Arona à Suna
Le long du Lac Majeur, du San Carlone au Golfe de Borromée
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Description de l’itinéraire
Avant d’entreprendre l’itinéraire, on conseille de visiter le centre d’Arona, avec ses églises, son Musée Archéologique et Minéralogique, et ses alentours immédiats, en particulier la Rocca Borromea et le Mont Sacré de San Carlo qui, malgré son nom ne fait pas partie du groupe des Monts Sacrés de l’UNESCO.
Depuis le Colosse de Saint Charles, plus communément appelé « San Carlone », on se dirige vers Dagnente puis vers Meina, en suivant essentiellement les routes goudronnées qui traversent des zones résidentielles, en faisant attention à la circulation de véhicules, puisqu’il s’agit de routes dépourvues de trottoirs ou d’espaces pour le transit des piétons.
À Meina, on peut faire un détour intéressant par le centre pour visiter le Musée de Meina, à l’intérieur de la Villa historique Faraggiana.
En empruntant des chemins forestiers qui permettent d’admirer de temps à autre le lac, on rejoint rapidement Lesa ; l’altitude permet aux marcheurs d’admirer des panoramas plus vastes, alternant avec les villas historiques du XIXe siècle. Ici aussi, nous conseillons le détour pour visiter le Musée Manzoniano.
On traverse encore des quartiers résidentiels et quelques zones agricoles avant de rejoindre Belgirate, où se dresse la majestueuse Église « Chiesa Vecchia » ou Église Santa Maria, du XIe siècle, qui offre un vaste panorama sur le Basse vallée du Verbano.
En prenant rapidement de l’altitude, on continue au-dessus du lac en direction de Stresa et de ses lieux-dits. Au bord d’une clairière, on rencontre le petit oratoire San Paolo, à proximité duquel on retrouva quelques pièces de monnaie datant de l’époque impériale romaine ainsi qu’un rocher avec des cavités, indiquant que la zone était fréquentée dans l’Antiquité. Le chemin muletier continue jusqu’à Magognino, avant de descendre vers le petit cimetière du lieu-dit qui accueille également l’Église Sant’Albino, une autre structure médiévale avec un petit clocher caractéristique des églises paroissiales de l’époque.
On commence maintenant à descendre légèrement, toujours sur des sentiers et des chemins muletiers, en direction de Passera puis vers Stresa, en passant derrière la Villa Pallavicino, dont on peut visiter le parc botanique et faunistique.
A Stresa, l’itinéraire longe le lac, mais on recommande de visiter le centre-ville et de se rendre en bateau (de ligne ou privé) sur les Iles Borromée (Isola Bella, Isola dei Pescatori et Isola Madre). Après avoir dépassé les grands hôtels de luxe de la Riviera de Stresa, on parcourt brièvement la Route Nationale du Simplon, jusqu’à l’Hôtel Villa Aminta ; ici, on prend rapidement de l’altitude avant d’être immergés dans un monde rural en violent contraste avec le luxe touristique du lac.
Sur un sentier en faux-plat, à travers des prairies et des forêts, on rejoint le premier lieu-dit de Baveno, Roncaro, et l’on redescend jusqu’au lac.
Ensuite, l’itinéraire touche le cœur touristique et culturel de la petite ville, avec l’Église SS. Gervasio e Protasio, le Baptistère et le Musée Granum, dédié au Granit Rose de Baveno et au travail des tailleurs de pierre ; il continue ensuite vers le lieu-dit d’Oltrefiume, situé au pied des carrières du précieux granit.
On continue vers le nord, en abandonnant progressivement l’agglomération et en commençant une courte montée vers le col sur lequel se dresse la Tour de Feriolo, un bâtiment de l’époque médiévale qui servait à contrôler le lac et le débouché de l’Ossola. On descend ensuite jusqu’à Feriolo, et en suivant la piste cyclable-piétonne, on pénètre dans la Réserve Naturelle de Fondotoce, en longeant la zone de la cannaie, extrêmement importante du point de vue naturaliste et lieu de nidification et de passage de nombreuses espèces d’oiseaux. Après avoir quitté la Réserve, on monte rapidement jusqu’au bourg de Cavandone, avec son if séculaire, puis on emprunte un chemin muletier confortable pour redescendre sur la rive du Lac Majeur, jusqu’au village de Suna.
LIEUX INTÉRESSANTS
Arona
Chiesa dei SS Martiri (Chiesa di San Graziano)
Collegiata della Natività di Maria Vergine
Chiesa di Santa Maria di Loreto (Chiesa di Santa Marta)
Colosso di San Carlo
Parco dei Lagoni di Mercurago
Civico Museo Archeologico
Civico Museo Mineralogico
Rocca borromea
Piazza del Popolo
Meina
Museo Meina
Chiesa Santa Margherita
Chiesa La Madonnina
Villa Bonomi
Villa De Savoiroux
Villa Eden
Villa Faraggiana
Villa Faraone
Villa Kitzerow
Villa Paradiso
Villa La Favorita
Lesa
Chiesa San Giorgio
Chiesa San Rocco
Chiesa San Giovanni Battista
Chiesa San Sebastiano
Chiesa San Martino
Santuario Madonna di Campagna
Museo Manzoniano
Palazzo Stampa
Villa Cavallini
Belgirate
Chiesa Santa Maria e San Carlo
Chiesa Vecchia
Oratorio di San Paolo
Casa De Fichard
Casa Martelli
Villa Conelli
Villa Serafini
Villa Principessa Matilde
Stresa
Isole Borromee
Villa Pallavicino
Villa Ducale
Baveno
Chiesa SS. Gervaso e Protasio
Battistero
Museo Granum
Oltrefiume
Torre di Feriolo
Feriolo
Suna
Chiesa di Santa Lucia
Oratorio della Beata Vergine del Buon Rimedio
Torraccia medievale
Cappelle devozionali lungo i Sentieri del Monterosso
Cavandone
Chiesa Parrocchiale della Natività di Maria
POINTS DE RÉFÉRENCE
STRUTTURE RICETTIVE
NOTES TECHNIQUES
ÉTAPES : on conseille un parcours en trois étapes, d’Arona à Belgirate (10 km), de Belgirate à Baveno (10 km), de Baveno à Suna (13 km)
Altitude minimale de l’itinéraire 204 m, altitude maximale 450 m Détail sur le graphique altimétrique.
DURÉE : de 3 à 6 heures pour chaque étape
TYPE DE PARCOURS : Excursionnistes – ESSENTIELLEMENT DES CHEMINS DE TERRE mais avec de longs tronçons de route goudronnée
POUR TOUT APPROFONDISSEMENT
http://www.distrettolaghi.it
http://www.statuasancarlo.it
http://www.comune.meina.no.it/ComGuidaTuristica.asp
http://www.comune.lesa.no.it/ComGuidaTuristica.asp
http://www.comune.belgirate.vb.it/ComGuidaTuristica.asp
http://www.stresaturismo.it/default.asp
http://www.bavenoturismo.it
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Promenade en demi-cercle qui traverse un monde suggestif et verdoyant jusqu’au mystère du Lac des Fées
LAC DES FÉES
Valle Anzasca
Description de l’itinéraire
Promenade en demi-cercle qui traverse un monde suggestif et verdoyant jusqu’au mystère du Lac des Fées.
localité de départ : Macugnaga, Piazza Municipio (1310 m)
localité d’arrivée : Lac des Fées (” Lago delle Fate “) (1330 m)
altitude minimale : 1245 m environ
dénivellement : -55 m + 85 m environ à l’aller seulement
distance : 3 km à l’aller seulement
temps du parcours à l’exclusion des arrêts : 1 heure à l’aller seulement
type de parcours : chemin de terre
signalétique : panneaux blancs et rouges
eau : fontaines à Macugnaga
période conseillée : d’avril à octobre
comment arriver : à 40 km de Domodossola. Le long de la route nationale SS33, 12 km au sud de Domodossola, sortie Piedimulera, puis suivre les panneaux bleus « Macugnaga ». Parking sur la Piazza Municipio. En autobus : ligne Domodossola-Macugnaga, arrêt Macugnaga-Staffa (www.comazzibus.com).
Informations : Distretto Turistico dei Laghi – www.distrettolaghi.it; IAT Bureau Information et Accueil Touristique – Piazza Municipio 6, Macugnaga – tél. +39 0324 65119 – www.macugnaga-monterosa.it; Commune de Macugnaga – www.comune.macugnaga.vb.it; Unione Montana Valli dell’Ossola – www.umvo.vb.it;
l’itinéraire
En laissant l’agréable piazza del Municipio, entouré de maisons en bois et en pierre et avec une très belle fontaine aura du sol au centre, sur notre gauche, on parcourt une courte distance sur la route nationale avant de tourner presque immédiatement à droite dans Via Ludovico Jacchetti. Ensuite, on tourne à gauche sur un sentier goudronné (panneau marron « Lago delle Fate – Percorso Vita ») qui descend de façon constante jusqu’à un pont sur le torrent Anza.
Macugnaga est un ancien village fondé en 1256 par les Walser, une population d’origine germanique provenant du Valais qui colonisa de nombreuses vallées autour du Mont Rose. Les bâtiments soulignent justement cette origine car ils ont été réalisés en pierre et en bois suivant la technique typique des Walser du blockbaum. Le panorama à l’est du Mont Rose avec les « quatre sœurs » est grandiose : La Pointe Gnifetti (4554 m), la Pointe Zumstein (4563 m), la Pointe Dufour (4634 m) et la Pointe Nordend (4609 m).
Au-delà du pont, on maintient la gauche sur le chemin de terre qui longe le torrent (panneaux jaunes « Lago delle Fate 50 min ») et on parcourt une agréable route plane. On franchit une barrière, on remonte le chemin de terre sur la droite (panneaux jaunes) et, sans quitter la route principale, on monte progressivement mais constamment jusqu’à Quarazza (1309 m) où se trouvent deux bars–restaurants, une petite église, une fontaine et le Lac des Fées.
On se trouve au début de la Val Quarazza, qui se termine par le Col du Turlo (2738 m) ; elle relie Macugnaga et Alagna et elle a été pendant des siècles une importante voie de communication entre les vallées du Mont Rose. Aujourd’hui, elle est parcourue par un chemin muletier qui date du début du XXe siècle qui est aussi un passage du Tour du Mont Rose. Autrefois, le bourg de Quarazza était beaucoup plus grand mais une partie du lieu-dit fut submergée par les eaux du lac, suite à la construction d’un barrage en 1952.
Les rives du lac sont très agréables pour une halte : on peut descendre sur ses petites plages alternant avec de grands prés plats. Tous ces éléments mettent un terme à la promenade avec les randonneurs en bas âge.
On peut également continuer sur le chemin de terre jusqu’à Crocette, également appelée la « Ville Morte » (1400 m), un ancien village de mineurs. Aujourd’hui, on aperçoit les vestiges des bâtiments liés au travail de l’or (1,6 km de plus, +100 m à l’aller seulement).
Au retour, on emprunte la même route qu’à l’aller mais on déconseille vivement de suivre une courte déviation qui traverse le village caractéristique de La Motta. Après avoir quitté le lac, juste après le bar–restaurant, on descend le sentier abrupt à droite (panneau « La Motta 0h20 »). Un peu plus loin, en gardant la gauche, on parcourt un tronçon plus progressif qui mène au joli village de La Motta (1280 m) avec un oratoire du XVIIIe siècle et où un artiste anonyme a créé des formes en bois fantaisistes. Une courte montée mène ensuite au chemin de terre emprunté à l’aller que l’on parcourt à rebours.
Variante : si on descend le sentier jusqu’au bout (panneau « Borca ») on rejoint, après une descente très rapide en escalier, le village de Borca où se trouve la Mine d’or de la Guia.
pour en savoir plus
Staffa – Le Vieux Tilleul
Via Chiesa Vecchia part de la Piazza del Municipio ; au bout de la rue se dresse l’ancienne église (elle est documentée au XIVe siècle, mais elle est sans doute plus ancienne) avec le cimetière contigu et, surtout, ce que de nombreuses personnes considèrent comme le véritable symbole de Macugnaga : un arbre monumental probablement âgé de huit cents ans. On raconte même qu’il a été planté à l’occasion de la fondation de Macugnaga et que d’importantes réunions de la communauté se tenaient autour de son tronc.
Musée de la Montagne et de la Contrebande
Il se trouve dans le village de Staffa, dans un ancien fenil du XVIIIe siècle. On y raconte l’histoire des premiers guides alpins, des escalades jusqu’au Mont Rose et de l’affaire des « contrebandiers » qui faisaient passer des produits de l’autre côté de la frontière, le tout à travers des photos, des vidéos et les objets exposés.
Mine d’or de la Guia
Située dans le lieu-dit Fornarelli, elle est la première mine d’or des Alpes ouverte au public et la première mine–musée italienne. Un voyage dans l’histoire de l’extraction de l’or dans les gisements de la vallée qui semble avoir été exploités dès l’époque romaine. Après un pic maximum dans les années 40 (on a extrait 580 kg d’or pur en 1948 !), la concurrence étrangère et le vieillissement des machines menèrent à sa fermeture en 1961. Le site est complètement accessible pour les handicapés moteurs (www.minieradoro.it).
Musée Maison Walser
Dans le lieu-dit Borca, le musée se situe à l’intérieur du presbytère original du XVIIe siècle et depuis 1982 on y expose, dans cette pièce, des meubles et des objets de la vie Walser d’autrefois (www.museowalser.com).
conseils pour les jeunes randonneurs
À l’exception de la variante pour La Motta, l’itinéraire est également accessible aux poussettes puisqu’il est intégralement constitué par un chemin de terre.
Faiseurs du chemin: Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes: Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Promenade sans difficulté dans un parc de la ville
LAGO D’ORTA : OMEGNA – MONTE ZUOLI
Lago d’Orta
Description de l’itinéraire
Promenade sans difficulté dans un parc de la ville qui offre la possibilité de faire de la gymnastique dans un environnement boisé, ou de libérer l’imagination pour des jeux effrénés grâce à la « Torta in Cielo ».
localité de départ : Omegna, Via delle Brocche (326 m)
localité d’arrivée : « La Torta in Cielo » (410 m)
dénivellement : 100 m environ au total
distance : 2 km au total
temps du parcours sans les haltes : 45 minutes au total
type d’itinéraire : mixte (sentier, chemin de terre)
signalétique : flèches jaunes du « Percorso Santé »
eau : fontaine à destination
période recommandée : toute l’année, même en présence de neige en prenant la variante pour les poussettes ; itinéraire parfait en été, car on marche toujours à l’ombre des forêts.
comment s’y rendre : il se trouve à 7 km de Gravellona Toce. Située à l’extrémité nord du lac d’Orta. Quelques places de stationnement dans les rues adjacentes. Alternativement, on peut descendre le long de Via Erbera en suivant les panneaux « Area Camper » et « Centro Sportivo » avec de nombreux emplacements dans la rue et sur Piazzale Lodi, près du Lido ; d’ici, on parcourt à l’aller un des nivellements maximums de 1 km et 50 mètres. En autobus : ligne Novara-Borgomanero-Omegna-Domodossola (www.comazzibus.com). En train : ligne Novara-Domodossola, gare d’Omegna (www.trenitalia.com). En bateau : ligne Orta-Omegna (www.navigazionelagodorta.it)
informations : Distretto Turistico dei Laghi www.distrettolaghi.it; Office du Tourisme – Piazza XXIV Aprile 19, Omegna, tel. +39 0323 61930 www.visitomegna.it; Commune d’Omegna www.comune.omegna.vb.it; Parco della Fantasia Gianni Rodari www.rodariparcofantasia.it
l’itinéraire
Le long de la SP46, pratiquement à la hauteur de Via Erbera, se trouve l’entrée du parc Monte Zuoli. Après avoir franchi le portail, on prend un petit tronçon de route goudronnée en montée et on continue sur un sentier vers la droite indiqué par une flèche jaune qui mène à une station du Parcours de Santé et à un toboggan pour les jeunes randonneurs. On continue à monter en suivant les flèches jaunes (ne pas suivre les flèches rouges qui indiquent en revanche le parcours VTT), progressivement d’une station à l’autre, sans quitter la fraîcheur de la forêt dense. On rencontre aussi par endroit des bancs pour se reposer.
Une belle forêt de bouleaux anticipe la destination : une grande clairière où se trouvent les installations du parc « La Torta in Cielo », dédié à l’écrivain Gianni Rodari. On y découvrira les murs colorés pour jouer à cache-cache, un amphithéâtre panoramique, une très longue poulie ainsi que des tables sous couvert, des toilettes et une fontaine, tandis que des silhouettes en bois indiquent du doigt la direction à prendre ou des activités intéressantes. À l’amphithéâtre, on prend le chemin descendant (flèches jaunes) qui mène à la découverte des rochers en forme de coupe, du rocher–toboggan et du point panoramique, puis on descend assez rapidement jusqu’à la route goudronnée qu’on avait parcourue au début et qui mène au portail de départ.
en savoir plus
Gianni Rodari
Né à Omegna en 1920, Gianni Rodari est l’auteur de livres pour enfants, le seul Italien à avoir reçu le prestigieux prix Hans Christian Andersen (le « petit Nobel » de littérature pour enfants). Rappelons quelques-unes de ses œuvres : « Filastrocche in cielo e in terra », les « Favole al telefono », « C’era due volte il Barone Lamberto » et « La Freccia Azzurra », dans inspire le film du même nom. (www.museorodari.it)
conseils pour les jeunes randonneurs
On se promène presque constamment à l’ombre sur un « véritable » sentier de montagne sans difficulté, parfait pour les premières expériences de trekking des enfants. L’itinéraire ne convient pas aux poussettes pour lesquelles nous suggérons la variante à partir du parking qui vient de Via Varallo : oui, c’est le vrai parking qui se trouve à quelques pas seulement du parc dédié à Rodari et du terrain de jeux, mais vu les très nombreux terrains de jeux accessibles en voiture, pourquoi ne pas laisser marcher un peu les petits ? L’arrivée surprise à la poulie aura sur eux un « effet wow » inoubliable !
Réalisateurs de l’itinéraire : Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes : Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Randonnée à la découverte des vestiges d’un glissement de terrain grandiose du passé
LAC D’ANTRONA
Valle Antrona
Description de l’itinéraire
Randonnée à la découverte des vestiges d’un glissement de terrain grandiose du passé et, après un itinéraire reposant et spectaculaire au bord du lac, on passe « à l’intérieur » d’une cascade suggestives, comme dans les vrais films d’aventure !
localité de départ : Antronapiana (908 m)
localité d’arrivée : Lac d’Antrona (1105 m)
altitude maximale : Cascade Sajont (1145 m environ)
dénivellement : 250 m environ
distance : 6,5 km
temps du parcours à l’exclusion des arrêts : 2 heures et 30 minutes
type de parcours : mixte (sentier, asphalte, terre)
signalétique : panneaux blancs et rouges
eau : fontaines à Antronapiana, au lac et le long du parcours
période conseillée : de mai à octobre
comment arriver : à 22 km de Domodossola. Le long de la route nationale SS33, 6 km au sud de Domodossola, sortie Villadossola, puis suivre les panneaux bleus « Antrona ». Parkings dans Via Provinciale. En autobus : ligne Domodossola-Antrona, arrêt Antronapiana (www.comazzibus.com).
Informations : Distretto Turistico dei Laghi – www.distrettolaghi.it; Commune de Antrona Schieranco – www.comune.antronaschieranco.vb.it; Unione Montana Valli dell’Ossola – www.umvo.vb.it; Parc Naturel Haute Vallée Antrona – www.areeprotetteossola.it
l’itinéraire
Depuis le centre du village d’Antronapiana, dominé par l’imposante église San Lorenzo, construite au XVIIe siècle à la place de la paroisse du XIIIe qui fut détruite par le glissement de terrain, on se dirige vers la route provinciale pour traverser la passerelle piétonne qui se trouve justement à côté de l’arrêt de bus, jusqu’à un terre-plein entre un canal et le torrent Ovesca, sur lequel on a aménagé une agréable aire de pique-nique avec des jeux pour les enfants (fontaine). Après cette étape inévitable, on suit le sentier en laissant le torrent Ovesca sur notre gauche jusqu’à la piste de patinage. D’ici, on laisse le village derrière nous et on continue sur le chemin de terre en direction d’une maison de campagne, jusqu’à la route goudronnée. On tourne à droite puis on prend immédiatement le chemin muletier à gauche (panneaux « Antrona Lago 0h40 »). La pente s’accentue de plus en plus mais l’itinéraire est agréable, et toujours à l’ombre, jusqu’au petit village de Cimallegra (1014 m), formé par des maisons entièrement réalisées en pierre, immergées dans la tranquillité de la forêt. Encore une courte montée et on retrouve la route goudronnée à la hauteur d’une maison (curieuse fontaine avec une tête de monstre !). On parcourt un tronçon goudronné et après le virage, il faut chercher avec attention un sentier un peu dissimulé sur la gauche (panneau « Antrona Lago »). Le sentier descend d’une façon relativement abrupte entre des pierres (balises blanches et rouges) et quand il redevient plat, on se retrouve au milieu de la forêt, avec un pont en bois idyllique, et un banc reposant invitant à la méditation où l’on pourra se reposer un peu à l’écoute des sons de la nature comme le flux tranquille du torrent gargouillant. On reprend la marche et en progressant de façon irrégulière, on parcourt un trajet intéressant au milieu des vestiges d’un ancien glissement de terrain (balises blanches et rouges et bornes en pierre) puis on revient sur la route goudronnée. On continue maintenant sur cette dernière, vers la gauche, jusqu’au bar–restaurant qui précède le lac d’Antrona dont on suit maintenant l’itinéraire.
Le lac d’Antrona est un lac naturel qui a vu le jour suite à un glissement de terrain colossal qui se produisit le 27 juillet 1642. Du sommet de Pozzuoli se détachèrent 12 000 000 de mètres cubes de roche qui recouvrirent le fond de la vallée sur plus de 2 km, jusqu’aux portes d’Antronapiana, enfouissant une quarantaine de maisons et malheureusement une centaine d’habitants.
On peut faire le tour du lac dans les deux sens, mais nous suggérons le sens horaire car la première moitié est constituée par une route tranquille de terre, large et plane, facile à parcourir.
Le lac est bordé de tables en bois, mais évitez de vous y rendre les dimanches lorsque le temps est beau car il s’agit d’une classique excursion d’été et vous pourriez avoir beaucoup de mal à trouver de la place. Il vaut mieux partir avec l’idée qu’on s’arrêtera sur les pierres à proximité de l’eau auxquelles on accède en suivant de courtes déviations du chemin de terre.
On se rend ensuite à l’arrière du bar–restaurant où l’on prend la petite route à gauche que l’on abandonne pour descendre sur un chemin de terre vers la droite, à proximité des berges du lac (panneaux « Giro del Lago »).
Depuis le bar du lac, on parcourt un tronçon de la Strada Antronesca, une ancienne voie de liaison qui, à travers le col de Saas (également appelé Antronapasss, à 2839 m), mettait en communication l’Ossolano avec la Suisse Saastal. Peut-être utilisée dès l’époque romaine, elle fut endommagée par le glissement de terrain qui est à l’origine du lac ; elle perdit définitivement toute importance après la construction de la route Napoléonienne du Simplon.
On suit toujours le bord du lac jusqu’à un pont qui marque l’extrémité de ce dernier et qui permet de traverser le joli torrent Troncone qui s’enfonce entre les rochers. Le parcours devient plus étroit et mène rapidement à un escalier métallique abrupt suivi d’une passerelle suspendue qui permet de passer à l’intérieur de la cascade suggestive du Sajont, qui offre un « point de vue » inhabituel, une aventure à ne pas manquer!
Attention : on conseille d’éviter cet itinéraire en cas de fortes pluies et d’orages, car la cascade pourrait grossir à l’improviste, et en hiver, en présence de glace.
Au bout de la passerelle métallique, on continue sur un sentier qui monte puis descend légèrement avant de devenir abrupt, après le premier croisement qu’on prend à droite. La descente plutôt marquée nous ramène au bord de l’eau et on continue sur un chemin plat le long des berges entre deux gros rochers jusqu’à l’arrière du bar–restaurant. Au retour, on emprunte la même route qu’à l’aller.
pour en savoir plus
La commune
Antrona Schieranco est le nom de la commune où se déroule la promenade, et elle naît en 1928 de la fusion d’Antrona Piana et de Schieranco.
Des bouquetins équilibristes
Qui n’a jamais vu les images incroyables des bouquetins en équilibre précaire sur les parois abruptes d’un barrage ? Ces ongulés hardis escaladent les parois abruptes en exploitant le moindre point d’appui, parfaitement en équilibre, pour lécher le nitrate de potassium dont ils sont friands et qui est nécessaire pour leur bien-être. Peu de gens savent que le barrage en question s’appelle Cingino et il se situe justement à proximité d’Antrona. En effet, depuis les années 20, les barrages utilisés pour la production d’énergie électrique se sont multipliés sur le territoire (randonnée longue : environ 1200 m de dénivellement et 8 km à l’aller seulement du Lac d’Antrona).
Viganella
Ce village se situe sur la route provinciale qui remonte de Villadossola jusqu’à Antrona. Il est connu pour une caractéristique unique : las de ne jamais voir le soleil pendant les trois mois d’hiver, les habitants on construit sur la montagne située de l’autre côté de la vallée un miroir de 40 m² qui réfléchit le soleil sur la place.
conseils pour les jeunes randonneurs
On peut se rendre d’Antronapiana jusqu’au lac, avec des poussettes, en parcourant l’ensemble de la route goudronnée (à éviter les dimanches en haute saison). En revanche, il est impossible de faire le tour complet du lac: l’itinéraire s’arrête au niveau du pont sur le torrent Troncone. Aucun problème avec les porte–bébé de randonnée mais on déconseille de traverser les passerelles métalliques avec les porte–bébé kangourou.
Faiseurs du chemin: Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes: Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Description de l’itinéraire
Excursion difficile mais très attrayante qui parcourt tout le côté méridional du Lac d’Orta, le second lac du Piémont. Une longue marche qui propose des panoramas magnifiques sur le lac et qui réunit tous les aspects particuliers du Cusio : une manière écologique d’arriver à Orta San Giulio, avant de boucler la boucle en bateau pour conclure la splendide promenade par une « croisière » relaxante et très agréable.
localité de départ : Pella (300 m)
localité d’arrivée : Orta San Giulio (295 m)
altitude maximale : 410 m
dénivellement : 300 m environ (discontinus)
distance : 16 km
temps du parcours à l’exclusion des arrêts : 6 heures (à l’exclusion du retour en bateau). Prévoir toute la journée.
type de parcours : mixte (sentier, asphalte, terre)
signalétique : panneaux « Anello Azzurro » (Circuit Bleu ciel) et balises blanches et rouges
eau : fontaines dans les agglomérations et le long du parcours
période conseillée : toute l’année, mais il faut savoir qu’en hiver, vu la longueur du parcours, on arriverait probablement dans l’obscurité ce que nous déconseillons vivement !
comment arriver : à 15 km de Borgomanero et à 21 km de Gravellona Toce. Située le long de la rive occidentale du Lac d’Orta. En provenance de l’autoroute A26 sortie Borgomanero, direction « Gravellona Toce », après Borgomanero suivre les panneaux bleus « Pella ». Parkings dans la via Lungolago et la via Don Gaetano Zanotti. En autobus : ligne Borgomanero-Alzo-Omegna, arrêt via Don Zanotti (www.comazzibus.com). En bateau : ligne Pella-San Filiberto-Lagna-Isola-Orta (www.navigazionelagodorta.it).
Informations : Distretto Turistico dei Laghi – www.distrettolaghi.it; IAT Bureau Information et Accueil Touristique – via Bossi 11, Orta – tél. +39 0322 905163; Commune de Pella www.comune.pella.no.it; Commune de San Maurizio d’Opaglio – www.comune.sanmauriziodopaglio.no.it; Commune de Gozzano – www.comune.gozzano.no.it; Commune de Bolzano Novarese – www.comune.bolzanonovarese.no.it; Commune de Orta San Giulio – www.comune.ortasangiulio.no.it; Écomusée du Lac d’Orta et Mottarone – www.lagodorta.net
l’itinéraire
L’embarcadère de Pella n’est pas très grand mais il offre des arbres ombrageux, des bancs, un terrain de jeu et de nombreux établissements. En tournant le dos au lac, on prend à gauche la direction de la tour médiévale, le seul vestige des anciennes fortifications, puis on prend à droite via Roma, on traverse la rue principale via Zanotti et on arrive à l’église paroissiale Sant’Albino du XVIe siècle.
Si l’on vient d’un des parkings de via Zanotti, toujours se diriger vers le clocher construit en 1136 et dont la forme est très particulière. Une fois devant l’église, on conseille un détour rapide vers la droite, en direction du cimetière pour admirer le beau pont de 1578 sur le Pellino en dos d’âne, entièrement pavé. En revanche, en levant les yeux, on peut observer l’imposante église du XVIIIe siècle, le Sanctuaire de Madonna del Sasso, située à 638 mètres sur le lac et d’où l’on admire un panorama unique, au point de mériter le nom de « balcon du Cusio ».
On s’engage dans la ruelle en laissant à droite le bâtiment de la paroisse (panneau « San Filiberto »), et après un parking, on prend Vignaccia en passant de l’asphalte à la terre battue avant de rejoindre un sentier. Sur la gauche, on aperçoit le lac par endroit et surtout la merveilleuse Île de San Giulio. On rencontre un bildstock avec quelques bancs puis, à proximité, un pont en bois qui permet d’admirer les cascades du torrent Plesina, un lieu très frais et agréable. On remonte et on redescend la belle route pavée (panneau blanc–rouge « San Filiberto ») pour prendre un sentier qui s’engage entre les maisons. Au premier croisement visible, on continue tout droit en plaine (balises blanches et rouges). Faire attention immédiatement après ce croisement : la route mène tout droit vers un portail privé. Bien entendu, on ne doit pas franchir ce portail mais prendre l’étroit passage à gauche qui contourne la propriété. En continuant tout droit, sur un faux plat, on arrive au parking du cimetière, immédiatement au bout de la route goudronnée. On descend prudemment en parcourant le virage asphalté pour prendre dès que possible le passage en direction de l’église San Filiberto, visible de loin. Il s’agit de la plus ancienne des chapelles de la rive ouest du lac : construite en XIe siècle, son magnifique clocher roman date de la période comprise entre 1075 et 1110, et les bildstocks qui l’entourent de 1794. On traverse la route et on tourne à droite, en passant à côté de l’embarcadère San Filiberto et on continue sur le trottoir en direction de Lagna. Malheureusement le trottoir est interrompu et il faut traverser sur le passage piéton ; on continue toujours dans la même direction sur un trottoir plus étroit. Après un parking, on parcourt 400 m de route goudronnée sans trottoir en faisant très attention à la circulation des véhicules. Après les cuves d’un épurateur qu’on distingue entre les arbres, on tourne à gauche sur une petite route et on traverse le pont (ou, le gué lorsque le niveau de l’eau est très bas). On s’engage entre les maisons et à la hauteur d’un croisement en « T », on tourne à droite vers l’oratoire San Rocco du XVIIe siècle. Immédiatement après l’édifice sacré, on tourne à gauche dans la via F.lli di Dio entre les belles villas. On reste toujours dans la rue principale jusqu’à la bifurcation : on tourne à gauche le long du passage en béton (balises blanches et rouges) et, en suivant une pente douce qui serpente entre de hautes haies on rejoint les rives du lac jusqu’à la plage Prarolo, le rivage balnéaire de Lagna. On parcourt toute la rive du lac, sur cette portion de plage avec un ponton sur pilotis offrant une vue merveilleuse sur l’île de San Giulio ; on continue sur un agréable chemin de terre alternant avec des maisons éparses avant de revenir sur la route goudronnée à proximité d’un café-restaurant.
Trois cents mètres avant la route goudronnée, on découvre sur la droite un sentier présentant un dénivellement de 60 m sur 0,5 km qui mène à la petite chapelle San Giulio située dans le village d’Opagliolo (commune de San Maurizio d’Opaglio). Il s’agit d’une petite chapelle suggestive du XVIe siècle, immergée dans la forêt d’où jaillit une source réputée miraculeuse (elle était en mesure de provoquer la pluie durant les périodes de sécheresse). Selon la légende, c’est ici que San Giulio s’est recueilli avant d’entreprendre son voyage vers l’île qui porte aujourd’hui son nom. Un voyage qu’il fit à bord… de son manteau ! La déviation est brève, mais vu que l’excursion est très difficile, tenez compte de vos énergies et de la présence de petits randonneurs, et surtout ne forcez pas trop !
On continue maintenant sur une route goudronnée puis on tourne à gauche, dans la via Beltrami (fontaine), une longue pente douce qui devient un chemin de terre.
À proximité d’un groupe de maisons, on découvre une autre déviation, cette fois, en direction de l’église Madonna di Luzzara, un édifice du XIIe siècle remanié au cours du XVe siècle et décoré de fresques datant du XVIe siècle. La déviation s’étend sur 1,2 km et présente un dénivellement de 50 m, mais l’avertissement est le même que pour l’oratoire San Giulio : évaluez bien vos forces car la route est encore longue !
En traversant les roseaux et des forêts, cette agréable promenade sur terrain plat nous mène jusqu’au Lido de Buccione.
Le parcours continue à droite, avant le rivage, par la via Francisca, une rue herbeuse, mais prenez le temps de faire un détour jusqu’au lido où vous trouverez des fontaines, des bars et des restaurants, au-delà de la petite église SS. Angeli Custodi, de 1611 et du bâtiment du Palazzo del Vescovo, du XVIIe siècle, avec des armoiries décorées de fresques sur la façade.
L’agréable via Francisca, tantôt herbeuse tantôt pavée, conduit d’abord vers la route goudronnée via Marangoni puis vers la route très fréquentée SP229 qu’on parcourt sur environ 150 m en direction du centre-ville de Gozzano, avant de l’abandonner en tournant à gauche dans la via Mario Motta (panneaux bleus “ Bolzano N. ”).
Faire très attention le long de la route provinciale mais aussi dans la via Mario Motta, car il n’y a pas de trottoir !
Note : si vous pensez avoir surévalué les forces des petits randonneurs, vous pouvez revenir sur vos pas et rejoindre les bus de la ligne Borgomanero-Alzo-Omegna (arrêt Ventraggia-Pella). Dans ce cas, il faut suivre la route provinciale et entrer dans le village de Borgomanero, suivre les indications bleues pour San Maurizio d’Opaglio, jusqu’à l’arrêt Albergo Italia, via Beltrami (1,7 km) – Attention : cette route est en grande partie dépourvue de trottoir. En alternative, on peut continuer jusqu’à Orta avec les bus de la ligne Borgomanero-Gozzano-Orta-Omegna ; dans ce cas, l’arrêt se trouve à Bolzano Novarese, via Vittoria (1,6 km) – Attention : cette route est en grande partie dépourvue de trottoir. En alternative, on peut utiliser la ligne ferroviaire Gozzano-Orta Miasino (2 km).
On marche maintenant sur une route goudronnée qui passe devant le monument érigé en l’honneur de de l’ingénieur Mario Motta, ardent défenseur des partisans, à qui est dédiée la rue, puis on entre dans le village de Bolzano Novarese et on continue jusqu’à ce qu’on aperçoive le passage à niveau ferroviaire. On tourne à gauche dans la via Artogno, d’abord goudronnée puis en terre battue, et on pénètre dans la fraîcheur de la forêt où se trouve la Fontaine Bersanella. Le chemin de terre continue et rejoint la route goudronnée qu’on suit brièvement sur la droite jusqu’au pont qui enjambe la ligne ferroviaire.
Peu avant le pont, on découvre à gauche le début du sentier qui mène à la Tour de Buccione qui se dresse au-dessus de la forêt (déviation de 1,2 km avec un dénivellement de 75 mètres). Visible dès le début de la randonnée, elle se trouve à une attitude de 410 m et domine une bonne partie du lac au moins depuis le XIIIe siècle lorsqu’elle faisait partie d’un château en mesure d’accueillir cinq cents soldats. Aujourd’hui, elle est intégrée à la Réserve Naturelle Spéciale du même nom. La déviation est brève, mais vu que l’excursion est très difficile, nous vous conseillons une fois de plus de bien évaluer vos forces et celles des petits randonneurs.
Avant le pont ferroviaire, on prend le sentier qui descend à gauche (panneaux marron « Orta ») et qui longe la voie ferrée, en suivant les panneaux blancs et rouges « Circuit Bleu ciel » et les panneaux marron « promenade ». Ensuite, on parcourt brièvement la route goudronnée qui mène jusqu’au village typique de Corconio (367 m), avec des ruelles pavées caractéristiques et quelques bâtiments du XVIIIe siècle. On remonte vers le bâtiment de l’église Santo Stefano, du XVIIe siècle, et on prend la route pavée qui part de l’Oratoire, qui franchit le pont de la ligne ferroviaire et qui continue en dominant le lac. De retour sur la route goudronnée, on rejoint Legro. On traverse la voie ferrée en empruntant le passage souterrain en direction des installations sportives et on continue sur un sentier jusqu’à la via Marconi, à proximité du rond-point où se dresse l’imposante Villa Crespi.
S’il est impossible de prendre ce sentier pour une raison quelconque, il suffit de continuer en longeant la voie ferrée à votre droite jusqu’à la via Marconi après la gare. Ici, on tourne à gauche et on descend jusqu’au rond-point mentionné précédemment, ou bien on fait le détour par la petite via D. Giovanni Bosco, parallèle à la précédente, mais sans circulation.
Depuis la rotonde, on aperçoit la masse imposante de la villa mauresque, qui est aujourd’hui un hôtel–restaurant appartenant à un fameux cuisinier de la télévision. Nous nous trouvons maintenant en Orta, un des « plus jolis bourgs d’Italie » (www.borghipiubelliditalia.it), on tourne à droite à côté de la villa et on prend Via Fava qui conduit rapidement vers la rive du lac jusqu’à la place Mario Motta où se trouvent les embarcadères et un grand nombre d’établissements. À l’une des extrémités se dresse un curieux bâtiment décoré de fresques, avec un escalier : il s’agit du Palazzo della Comunità (Palais de la Communauté), un bâtiment de 1582 (qui fut le siège du gouvernement de l’État féodal de la Riviera de San Giulio, également connu sous le nom de Broletto ou Palazzotto). Orta est un dédale de rues enchevêtrées dont le chaos n’est qu’apparent. En réalité, il suffit de rester dans la via Olina, qui continue derrière le Palazzo della Comunità pour explorer les ruelles et les jardins typiques, ou de monter à droite en suivant la via Caire Albertoletti, également appelée « montée de la Motta », pour admirer quelques-uns des bâtiments les plus anciens, comme la Casa Marangoni (XIVe siècle) également appelée Casa dei Nani (la Maison des Nains) en raison des petites fenêtres qui ornent la partie supérieure soutenue par une longue architrave en bois et décorée de fresques. On revient à Pella en bateau.
Le bateau effectue un arrêt à l’île de San Giulio qui mérite certainement le détour, si on a le temps, pour visiter les ruelles étroites, les escaliers et les arcades en pierre qui recréent un scénario médiéval suggestif. La plupart des bâtiments se dressent sur les vestiges d’un ancien château probablement lombard, mais le plus bel édifice est sans doute la Basilique San Giulio, dans le plus pur style roman à l’extérieur. Bâtie au IVe siècle, par le saint homme en personne semble-t-il, elle fut reconstruite une première fois au IXe siècle comme une église fortifiée lombarde, avant de subir d’ultérieures modifications entre le Xe et le XIe siècle. On découvre à l’intérieur le précieux pupitre du XIIe siècle qui, malgré la couleur bronze, est entièrement réalisée en pierre ; elle présente d’intéressants bas-reliefs dont une mystérieuse figure humaine que la tradition assimile à Guillaume de Volpiano (962-1031, un moine bénédictin qui fut abbé à Dijon et qui vit le jour, semble-t-il, justement durant le siège de 962). On signale également les magnifiques fresques du XIVe-XVIe siècle, dont quelques-unes appartiennent à l’école du peintre–sculpteur Gaudenzio Ferrari (1475/80-1546). La sacristie abrite une vertèbre fossile probablement retrouvée dans une grotte de la péninsule d’Orta. S’agirait-il des restes d’un des dragons chassés par Saint Jules ? Un autre bâtiment vraiment imposant est le Séminaire, construit en 1844, sur l’ancien château et qui est aujourd’hui l’Abbaye Mater Ecclesiae ; il accueille depuis 1973 un groupe de religieuses bénédictines cloîtrées qui se consacrent à la restauration de tissus et de tapisseries.
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Orta – Sacro Monte
Le cimetière et l’ancienne église San Quirico représentent le point de départ d’un des itinéraires qui mènent à l’église San Nicolao fondée au Xe siècle selon la tradition. C’est ici que commence le parcours du Sacro Monte (Mont Sacré), Patrimoine Unesco,qui fait partie des Monts Sacrés du Piémont et de Lombardie. Vingt chapelles immergées dans la verdure accueillent 176 sculptures grandeur nature, en terre cuite, peintes à la main, et 900 fresques qui racontent l’histoire de Saint-François-d’Assise Commencée en 1590, sa construction fut achevée à la fin du XVIIe siècle, comme le démontre l’évolution des styles : des représentations descriptives à un baroque spectaculaire jusqu’au triomphe du rococo. Le Sacro Monte fait partie de la Réserve Naturelle Spéciale du même nom créée pour protéger, conserver et valoriser le patrimoine historique, religieux et forestier du Mont. Le site est parfait pour les moments de détente dans la paix et des tables de pique-nique et des toilettes sont à la disposition des randonneurs (www.sacromonti.org).
Orta – Villa Crespi
On doit sa forme curieuse du bâtiment, d’un style clairement arabisant avec un minaret, à l’industriel Cristoforo Benigno Crespi, amoureux des beautés de Bagdad où il se rendait pour acheter du coton. Construite en 1880 et fréquenté dans les années 30 par des poètes, des industriels et des monarques, c’est aujourd’hui un hôtel ” Relais&Châteaux ” géré par le fameux cuisinier de la télévision Antonio Cannavacciuolo. On retrouve les panoramas d’Orta dans de nombreux films. Signalons en particulier un vieux film de 1914 au titre exotique « Jvna, la perle du Gange » tourné dans la Villa Crespi, où l’on avait savamment recréé l’Inde mystérieuse.
La légende
En 390, Saint Jules, fuyant les persécutions en Grèce avec son frère Giuliano, arriva sur les rives du lac où il fut fasciné par l’île qui accueillait toutefois des dragons et des serpents. Les deux frères furent autorisés par l’empereur Théodose Ier à détruire les temples païens pour les remplacer par des églises chrétiennes et, tandis que Giuliano s’apprêtait à ériger la quatre-vingt-dix-neuvième chapelle à Gozzano, Jules décida de se rendre sur l’île. Ne trouvant pas de bateau, le saint homme étendit son manteau sur l’eau pour rejoindre l’île ; il chassa les bêtes féroces qui l’habitaient avec la seule force des mots et y construisit sa centième église.
La littérature
La littérature qui a trait au lac est très variée ; nous nous contenterons de mentionner, par souci de concision, le roman : « C’era due volte il Barone Lamberto, ovvero i misteri dell’Isola di San Giulio » et le récit « Il ragionier Pesce del Cusio », tous deux de Gianni Rodari (1920-1980, né à Omegna).
conseils pour les jeunes randonneurs
Excursion très longue, particulièrement conseillée pour la beauté des paysages, mais réservée aux enfants plus grands et du moins habitués à marcher sans (trop) de caprices. Les possibilités de repos sont nombreuses mais il faut considérer que les heures prévues ne seront pas suffisantes. Tenez compte également du temps nécessaire pour savourer une excellente glace artisanale bien méritée dans le village d’Orta !
Faiseurs du chemin: Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes: Franco Voglino et Annalisa Porporato
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