Pra’ Michelaccio au Cima Montorfano
ROUTES HISTORIQUE DE MONTAGNE: LINEA CADORNA
Lago di Mergozzo
Description de l’itinéraire
La ligne Cadorna est le système défensif qui a été construit près de la frontière suisse pendant la Première Guerre mondiale à la demande du général Luigi Cadorna, alors chef d’état-major de l’armée, qui craignait une invasion austro-allemande, à travers la Suisse neutre. L’immense structure défensive, construite entre l’été 1915 et le printemps 1918, s’étendait de l’Ossola au Verbano jusqu’à la Lombardie, devenant un réseau dense de routes et de muletiers militaires, de tranchées, de postes d’artillerie, de lieux d’observation, d’hôpitaux et de structures logistiques, de casernes et de points d’observation. Les travaux ont été effectués par des maçons et des tailleurs de pierre locaux et les femmes ont également joué un rôle fondamental dans la réalisation de la ligne de défense, en particulier dans le transport de matériaux et le ravitaillement sur les chantiers. La ligne Cadorna n’a jamais été utilisée à des fins de guerre et de nos jours cette route militaire est un patrimoine historique qui permet à la communauté de connaître un moment de l’histoire du XXe siècle. Mais c’est aussi un patrimoine naturel de sentiers pour les amateurs de trekking et de VTT offrant des parcours praticables presque toute l’année (faites attention en cas de récentes chutes de neige).
Le Mont’Orfano ou Montorfano, grâce à sa position isolée, a été considéré comme un lieu stratégique important pour dominer à 360° le territoire environnant, du Lac Majeur au Lac d’Orta à la Basse Ossola. Sur les pentes de la montagne ont été construits plusieurs bâtiments militaires encore visibles et accessibles grâce à la route Cadorna, un chemin de terre de 4 km de long et 4 mètres de large.
Le parcours sur ce tronçon de la Ligne Cadorna commence à Mergozzo, dans le hameau Pra’ Michelaccio (204 m d’altitude), en suivant les indications pour les fortifications militaires.
La route militaire, goudronnée seulement dans le premier court tronçon, devient un beau chemin de terre qui monte sur 4 km avec une pente constante et de beaux virages en pierre qui mènent à la première Casermetta. Poursuivant avec une succession d’artefacts militaires d’une beauté remarquable (murs de soutènement et canaux hydrauliques), la route arrive à la deuxième caserne et à la Polveriera (poudrière). La vue panoramique que vous avez d’ici est vraiment suggestive. De la Polveriera, vous pouvez continuer jusqu’au sommet du Montorfano (794 m d’altitude – environ 2 km). Le chemin de terre laisse place à un chemin muletier qui devient ensuite un sentier herbeux et en 45 minutes environ atteint d’autres ouvrages militaires (abris et baraquements), dont la construction a vu l’utilisation de ressources naturelles locales, y compris le granit extrait de la Cava Verde voisine, au pied du Montorfano.
REMARQUES: Les informations contenues dans les parcours n’engagent pas la responsabilité des auteurs et des vérificateurs des parcours.
Points d’intérêt
Vue panoramique sur le lac Majeur, le lac d’Orta, Mergozzo et la Basse Ossola.
Présence d’artefacts militaires d’une beauté remarquable.
Convient à toute la famille est le Sentier Bleu, un beau chemin pavé qui relie le village de Mergozzo à la ville de Montorfano, d’où vous avez une vue panoramique sur le lac de Mergozzo et le lac Majeur.
Ceux qui recherchent de l’adrénaline, le long de la route Cadorna trouvent l’accès à la Via Ferrata Montorfano, un parcours avec des ponts tibétains et des passages exposés (niveau Difficile ; voie à parcourir uniquement avec un équipement approprié). (https://www.comune.mergozzo.vb.it/it-it/vivere-il-comune/cosa-vedere/fer…)
De Pra’ Michelaccio, le long des rives de la rivière Toce, passe la véloroute Ciclovia del Toce qui vient de l’Alta Val Formazza, continue jusqu’au Lac Majeur. https://lagomaggiorexperience.it/percorso/ciclovia-del-toce-in-bici-tra-…
Les amateurs d’histoire locale peuvent également visiter, dans le village de Mergozzo, l’Ecomusée du granit de Montorfano et le Musée archéologique civique avec l’exposition d’objets de la préhistoire au Moyen Age. www.ecomuseogranitomontorfano.it
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La tournée du “Pizzo Andolla”
“FERRATA DEL LAGO”, UN PAYSAGE ENCHANTANT ENTRE L’ITALIE ET LA SUISSE
Valle Antrona
Description de l’itinéraire
Naissance de la via ferrata du Lac
Le 26 mars 2002, les guides Beat Burgener, André Zurbriggen, la présidente du SAC (Systèmes environnementaux et culturels) de la vallée de Saas Diana Zurbriggen, les guides italiens Franco Farioli, Tabarini, le président du CAI de Villadossola Sergio Rossi, le responsable de la randonnée Renato Boschi et du sauvetage alpin Giulio Frangioni se rencontrent à la Casa Alpina du CAI de Villadossola pour analyser la possibilité de réaliser une via ferrata menant au col du Bottarello. L’esprit de l’initiative est de réunir les deux refuges d’Andolla du côté italien et d’Almagellerhutte du côté suisse afin d’améliorer l’occupation des chalets ; de pouvoir intensifier les relations d’amitié entre les régions de montagne d’Italie et de Suisse ; de pouvoir admirer le paysage enchanteur et caractéristique.
C’est ainsi que nait le « projet » dont il est discuté afin de trouver la meilleure façon de le réaliser, en respectant toutes les procédures bureaucratiques et de sécurité.
Le 29 avril 2002, l’autorisation est demandée à la municipalité d’Antrona, pour la pose de la via ferrata, qui a été accordée le 16 mai 2002.
Le 28 mai 2002, le dossier est envoyé au siège du Club alpin italien pour la demande de couverture d’assurance.
Tout est prêt pour la pose des ancrages et du câble, qui a lieu en juillet 2002.
Les 5 et 6 juillet 2003, à l’occasion du 50e anniversaire du Refuge d’Andolla, la via « ferrata du lac » est inaugurée.
Un grand groupe de Suisses et un groupe d’Italiens se retrouvent dans la soirée du 5 juillet au Refuge d’Andolla pour faire la fête, puis le matin du 6 juillet, ils partent tous pour parcourir la via ferrata. C’est au col du Bottarello que se dérouleront la messe et la bénédiction du parcours, le tout dans une atmosphère de grande amitié.
Le soir, au refuge Almagellerhutte, une grande fête sera organisée avec du vin et du fromage avant de saluer les compagnons randonneurs qui descendent à Saas Almagell. Depuis lors, la via ferrata est très populaire auprès des Suisses, elle a déjà passé l’épreuve de 4 hivers et d’une série de petites opérations d’entretien et est devenue un parcours agréable pour admirer non seulement les montagnes accidentées mais aussi le miroir lointain du lac Majeur, duquel la via ferrata tire son nom.
« La via ferrata du Lac »
Une via ferrata est un itinéraire préparé sur un voie rocheuse et qui a été entièrement équipée de cordes, de pieux et de quelques échelles en acier pour permettre à des randonneurs très expérimentés de s’attaquer à une paroi verticale. Veuillez noter que la différence entre une via ferrata et un sentier équipé est importante : le sentier équipé aide à franchir une section dangereuse et exposée du sentier de randonnée, mais pas à franchir des tronçons de paroi. La via « Ferrata du lac » a été créée pour faciliter la liaison entre les refuges d’Andolla du côté italien et d’Almagellerhutte du côté suisse, permettant ainsi de parcourir entièrement le tour du Pizzo Andolla (pic).Personne n’a encore établi au niveau international un code de difficulté précis pour les vias ferratas, mais le nombre d’itinéraires et le développement de l’information conduisent à une définition des difficultés. D’après la brochure « Sicuri in ferrata » (soyons sûrs sur les ferratas) publiée par la C.N.S.A.S. (Corps national de secours alpin et spéléologique) de Lombardie, on peut déduire que la « Ferrata du lac » entre dans la définition de : PD (peu difficile) – itinéraire plus articulé, avec des canaux et des sentiers, des passages verticaux et des sections exposées ; normalement équipé de câbles ou de chaînes, avec des pieux et/ou des échelles métalliques fixes. Remarque – D’autres variables importantes peuvent modifier la difficulté, il peut s’agir du mauvais temps, de la pluie, de la neige, du vent et de la grêle ; des effets qui peuvent rendre les conditions extrêmes même des voies pas très difficiles. Il convient aussi de tenir compte du temps nécessaire pour s’approcher de la via ferrata, ce qui peut augmenter le risque de fatigue générale.
Pour tenter une via ferrata, vous devez être en possession :
d’un casque d’escalade
d’un harnais cuissard
du kit complet pour via ferrata comprenant : un dissipateur – deux longes d’un diamètre de 10,5 et d’une longueur de 1,50 et 3,50 mètres respectivement – deux mousquetons à base large avec système de verrouillage « Screw-lock ».
de gants pour via ferrata
de chaussures et de vêtements appropriés
Recommandations
Évitez les orages – Le soir, avant de partir en randonnée, veuillez être attentif aux prévisions météorologiques.
Évitez de passer à deux sur le même tronçon.
Éviter de faire tomber les pierres
Toujours procéder avec précaution en utilisant les deux mousquetons
Sachez que le plus haut degré de sécurité est obtenu non seulement grâce au matériel et à son utilisation correcte, mais aussi en prêtant une attention particulière à ce que vous faites et à ce que font les autres.
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Info:
Altitude de départ: 2850 m
Coordonnées UTM/Wgs84:
32 T 045650 5103736Altidude d’arrivée (Bocc.del Bottarello):
3147 mCoordonnées UTM/Wgs84:
32 T 0424951 5103615Différence d’altitude: m 297
Développement: m 400 dont 30 m d’ échelles
Itinéraire sans difficulté qui suit le “Raggio d’Oro”
LAC D’ORTA: DE PETTENASCO À LEGRO
Lago d’Orta
Description de l’itinéraire
Itinéraire sans difficulté qui suit en partie le ” Raggio d’Oro ” (Rayon d’Or) et qui mène du village de Pettenasco à Legro, un « village peint », en passant par le fascinant village de Miasino, chargé d’histoire.
localité de départ : Pettenasco (300 m)
localité d’arrivée : Legro (360 m)
altitude maximale : Miasino (492 m)
dénivellement : Environ 200 m à l’aller
distance : 6 km à l’aller
temps du parcours sans les arrêts : 2 heures à l’aller
type de parcours : mixte (sentier, asphalte, terre)
signalétique : panneaux « VU9 » blancs / rouges et panneaux « VU9 » blancs / rouges
eau : fontaines dans les villages
période conseillée : toute l’année en l’absence de neige
comment s’y rendre : à 20 km de la sortie Arona de l’Autoroute A26, puis direction Gozzano et suivre Orta San Giulio et Pettenasco, situé sur la rive est du lac d’Orta. Parkings le long de la route provinciale près de l’église paroissiale ou de l’embarcadère. On peut également se garer sur l’aire de repos de Paganetto. En bus : ligne Borgomanero-Omegna (www.comazzibus.com). En train : ligne Novara-Domodossola, gare de Pettenasco (www.trenitalia.com). En bateau : ligne Orta-Omegna, du printemps à l’automne (www.navigazionelagodorta.it)
Informations : Distretto Turistico dei Laghi www.distrettolaghi.it ; Bureau IAT – Via Bossi 11, Orta San Giulio, tél. +39 0322 905163 ; Commune d’Orta San Giulio www.comune.ortasangiulio.no.it ; Office du Tourisme – Via Vittorio Veneto c/o Museo dell’Arte della Tornitura del Legno, Pettenasco, tél. +39 345 9956357 ; Commune de Pettenasco www.comune.pettenasco.no.it; Commune de Miasino www.comune.miasino.no.it
l’itinéraire
Bien qu’il soit possible de rejoindre l’aire de pique-nique de Paganetto en voiture, on conseille de se garer si possible près de l’église ou de la promenade au bord du lac, afin de pouvoir traverser le village de Pettenasco et admirer le beau clocher roman du XIe siècle, un des plus anciens de la Riviera. À l’église, on traverse la route nationale pour prendre la Via Vittorio Veneto (attention, il n’y a pas de trottoir), qui monte d’abord au Museo dell’Arte della Tornitura del Legno (musée de l’art du tournage du bois) puis au croisement à la hauteur d’une petite chapelle (fontaine).
Le travail du bois est une activité artisanale typique de la région de Cusio ; la production d’objets en bois tourné était très active jusqu’aux années cinquante. Le musée présente une collection d’outils, de machines et d’objets provenant d’usines et d’ateliers locaux.
Juste après, on prend la route sur la droite (panneau marron « area picnic Paganetto ») qui passe sous le haut pont de chemin de fer (une fois sous le pont, essayez de faire du bruit et faites attention à l’écho !). On suit toujours la route goudronnée jusqu’à l’aire de pique-nique, annoncée par un vieux pont couvert de lierre. On fait un petit détour en gravissant l’escalier à gauche jusqu’à la base du pont, près de la rive du torrent avec une ancienne fontaine et une Madonnina. Peu après le pont, on prend le chemin de terre sur la droite qui se transforme par endroits en une route pavée (panneau VU9 Carcegna-Miasino) qui monte progressivement jusqu’à ce qu’à la voie ferrée qu’il longe. À la hauteur d’un portail, elle tourne brusquement vers la gauche, en montant, jusqu’à un chemin de terre plus large et progressif qui continue vers la droite. On avance entre les maisons de Carcegna en parcourant la Via Roma. On continue dans cette rue en ignorant les signes de différentes couleurs qui risquent de vous induire en erreur, jusqu’au carrefour près de l’Église San Pietro Apostolo. On traverse le carrefour pour rejoindre l’église derrière laquelle se trouve un petit terrain de jeux. On suit un court tronçon de route goudronnée et on tourne presque immédiatement à gauche (panneau « Miasino-Legro »). Au-delà d’un bâtiment qui abrite le cercle des ouvriers, il faut faire attention et prendre à droite la petite route herbeuse (attention, en continuant tout droit on pénètre dans une propriété privée !) qui traverse une prairie; ensuite on franchit un pont qui enjambe un petit ruisseau, et on monte par un escalier. Une fois en haut, on prend le chemin de terre à gauche, qui devient rapidement une route goudronnée, toujours légèrement en montée. D’ici, on continue tout droit, tandis qu’à droite, on jouit d’une vue sur le lac et sur la presqu’île d’Orta San Giulio. On rejoint ainsi la bourgade de Miasino en passant sous une arcade qui mène aux ruelles pavées.
Variante : l’itinéraire continue vers la droite, mais nous conseillons un détour vers la gauche dans les rues du village. On passe devant la masse imposante de la Villa Nigra, une magnifique demeure de campagne aristocratique avec des ailes de différentes époques, du XVIe au XVIIIe siècle. Sous la direction de la municipalité, elle accueille aujourd’hui des événements, des expositions et des concerts. Ici, on suit les indications pour l’Église San Rocco, un magnifique bâtiment qui s’élève au-dessus du village avec quelques marches herbeuses (bancs et fontaine). On a ainsi atteint le point culminant de tout l’itinéraire. Dans les proches environs on découvre également le Giardino dei Semplici, une sorte de jardin botanique avec une collection de plantes mentionnées dans la Bible, tandis que le clocher abrite, à l’arrière, un terrain de football et un terrain de volley-ball.
Au carrefour, on continue sur la voie pavée jusqu’au carrefour. On prend à droite en parcourant un tronçon de route goudronnée (attention, il n’y a pas de trottoir !). Au bout de 300 mètres on prend un chemin de terre sur la droite (panneau « Legro-Orta ») qui descend une forêt. Le chemin de terre se transforme en une voie goudronnée au bout de laquelle on tourne à gauche. On traverse un carrefour et on se dirige vers les deux portails situés en face et entre lesquels commence la Via Vecchia Stazione, constellée des premières murales sur des thèmes cinématographiques. On est arrivé à Legro, surnommé « le village peint » en raison de la présence de nombreuses fresques disséminées sur les façades des maisons et dans les rues, toutes liées à des films tournés sur le Lac d’Orta, à découvrir en flânant dans ce village.
Il existe différentes solutions pour le retour.
On peut simplement reprendre la route qu’on avait empruntée à l’aller.
On peut utiliser le train de la ligne Novara-Domodossola depuis la gare ferroviaire d’Orta-Miasino (qui se trouve en réalité à Legro !).
Enfin, il est conseillé de prolonger l’itinéraire à pied jusqu’à Orta San Giulio (voir la description ci-dessous) et, de là, revenir à Pettenasco avec le bateau à destination d’Omegna (pas en hiver).
Vers Orta San Giulio
dénivellement : -100 mètres en descente à l’aller
distance : 2 km à l’aller
temps du parcours sans les arrêts : 45 minutes à l’aller
On traverse la voie ferrée en empruntant le passage souterrain en direction des installations sportives et on continue sur un sentier jusqu’à la via Marconi, à proximité du rond-point où se dresse l’imposante Villa Crespi.
Si pour une raison quelconque vous ne pouvez pas prendre ce chemin, on continue simplement avec la ligne de chemin de fer à droite en dépassant la gare jusqu’à la Via Marconi. Ici on prend à gauche et on descend jusqu’au rond-point mentionné ci-dessus ou bien on fait le détour par la petite Via Don Giovanni Bosco parallèle à cette dernière et sans circulation.
Depuis le rond-point, on aperçoit dans toute son élégance la villa mauresque qui est aujourd’hui un hôtel de luxe et le restaurant d’un célèbre chef italien. Nous voici maintenant à Orta San Giulio, un des « Borghi più belli d’Italia » (plus beaux bourgs d’Italie) (www.borghipiubelliditalia.it). On tourne à droite à côté de la villa et on prend la Via Fava, qui longe rapidement la rive du lac jusqu’à la Piazza Mario Motta, où se trouve l’embarcadère ainsi que de nombreux bars et restaurants. À une extrémité se trouve un curieux bâtiment décoré de fresques avec un escalier : il s’agit du Palazzo della Comunità. Construit en 1582, Il fut le siège du gouvernement de l’état féodal de la Riviera di San Giulio et il est également connu aujourd’hui sous le nom de Broletto ou Palazzotto. Orta est un dédale de rues enchevêtrées dont le chaos n’est qu’apparent. Il suffit de rester sur la Via Olina, qui continue derrière le Palazzo della Comunità, pour explorer les ruelles et les jardins les plus typiques ou remonter à droite la Via Caire Albertoletti, également connue sous le nom de « salita della Motta », pour admirer quelques-uns des bâtiments les plus anciens. Casa Marangoni (XIVe siècle), par exemple, est aussi appelée « Casa dei Nani » en raison des petites fenêtres qui ornent sa partie supérieure, soutenue par un long linteau en bois et ornée de fresques.
en savoir plus
la visite spéciale
De nombreux bateaux relient Orta San Giulio et l’Île de San Giulio, qui mérite certainement le détour. Ses ruelles étroites, ses escaliers et ses arcs de pierre créent un cadre vraiment évocateur. La plupart des bâtiments se dressent sur les vestiges d’un ancien château probablement lombard, mais le plus bel édifice est sans doute la Basilique San Giulio, dans le plus pur style roman à l’extérieur. Construite au IVe siècle, semble-t-il par le saint en personne, elle a été restaurée pour la première fois au IXe siècle, avant de subir d’autres modifications au cours des X-XIe siècles. A l’intérieur, on aperçoit la précieuse chaire en pierre serpentine d’Oira (XIIe siècle), avec d’intéressants bas-reliefs dont une mystérieuse figure humaine. La tradition veut que Guillaume de Volpiano (962-1031), moine bénédictin et abbé de Dijon, soit né sur l’île. On signale également les magnifiques fresques du XIVe-XVIe siècle, dont quelques-unes appartiennent à l’école du peintre–sculpteur Gaudenzio Ferrari (1475/80-1546). La sacristie recèle une vertèbre fossile trouvée, semble-t-il, dans une grotte de la péninsule d’Orta…. S’agirait-il des restes d’un des dragons chassés par Saint Jules ? Un autre bâtiment très important est l’Abbaye Mater Ecclesiae, qui abrite depuis 1973 une importante communauté de religieuses bénédictines cloîtrées qui se consacrent à la restauration de tissu précieux et de tapisserie.
conseils pour les jeunes randonneurs
Promenade à la portée de (presque) tout le monde, mais pas accessible aux poussettes. Si possible, prolongez la promenade jusqu’à Orta, les enfants apprécieront une bonne glace assis sur les rives du lac !
Réalisateurs de l’itinéraire : Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes : Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Où le Moyen-Âge est encore bien vivant et tangible
LE SENTIER HISTORIQUE DE VOGOGNA
Piana del Toce
Description de l’itinéraire
Une promenade au cœur de l’histoire qui traverse les rues caractéristiques de Vogogna et qui monte jusqu’aux vestiges de la Forteresse, où le Moyen-Âge est encore bien vivant et tangible.
localité de départ : Hôtel de ville de Vogogna (222 m)
localité d’arrivée : la Rocca (323 m)
altitude maximale : 392 m
dénivellement : 180 m à l’aller seulement
distance : 1,5 km à l’aller seulement
temps du parcours sans les arrêts : 45 minutes à l’aller seulement
type d’itinéraire : mixte (sentier, asphalte, pavé, terre)
signalétique : panneaux et balises blanches / rouges
eau : fontaines à Vogogna et sur l’aire de pique-nique
période conseillée : toute l’année en l’absence de neige
comment s’y rendre : en voiture à 15 km de Domodossola, grands parkings devant l’hôtel de ville et à proximité du théâtre. En autobus : différentes lignes, arrêt Vogogna bivio FS (www.comazzibus.com). En train : gare ferroviaire de Vogogna (www.trenitalia.com)
Informations : Distretto Turistico dei Laghi www.distrettolaghi.it; Commune de Vogogna www.comune.vogogna.vb.it
l’itinéraire
Depuis les parkings, on laisse l’hôtel de ville sur la droite et on suit un court tronçon de route jusqu’à une rue pavée, la Via Rimembranza, qui monte légèrement jusqu’à l’église néo-gothique Sacro Cuore di Gesù, de la fin du XIXe siècle (à proximité on découvre une fontaine et un des panneaux didactiques qu’on rencontrera le long du parcours). À côté du bâtiment, on découvre un grand espace qui ressemble à un théâtre : c’est l’endroit où se dressait l’ancienne église paroissiale qui s’est effondrée en 1975, dont il ne restait que le portail qui fut ensuite intégré au nouveau clocher.
Depuis l’église, on franchit le pont où se trouvait autrefois une des portes d’entrée du village, on prend la Via Roma (panneau en bois « Sentiero Natura » La Rocca), où l’on peut admirer les bâtiments historiques avec des balcons du XVIIIe siècle et des arcades médiévales comme celle où se trouvait la maison du « gabelliere » (la personne chargée de percevoir les droits). Toutes les rues sont pavées de galets de rivière. On arrive ainsi au Palazzo Pretorio, un bâtiment qui date de 1348, construit dans le style des brolets lombards, c’est-à-dire surélevé pour qu’on puisse utiliser l’espace situé en dessous comme un abri pour l’échange de marchandises et d’informations par temps de pluie. Jusqu’en 1819, il a été le siège du gouvernement de l’Ossola Inferiore. Tout autour, on découvre d’élégantes demeures comme la Villa Biraghi (1650), aujourd’hui siège de l’Ente Parco Nazionale Val Grande.
On peut choisir de parcourir un bout de chemin jusqu’à une place qui indique le lieu où se dressait la deuxième porte d’entrée du village et où l’on peut admirer l’arrière de la Casa Marchesa, le plus ancien bâtiment de Vogogna, datant de 1350. Ensuite, on prend à droite la Via Sotto le Mura, une rue très étroite qui longe le périmètre de l’ancienne enceinte défensive. On se dirige ensuite vers la droite et on longe la Via Teatro ou la Via della Motta, ou bien on parcourt toute la Via Sotto le Mura avant de prendre la Via Roma jusqu’au Palazzo Pretorio. Ici, on monte les marches à gauche qui mènent au Castello Visconteo, dont le donjon imposant qui domine toute la ville est visible de loin. Construit en 1348, il a été le centre militaire et administratif de l’Ossola Inferiore, mais aussi une prison (jusqu’en 1914) ; aujourd’hui, il est le siège d’un musée ainsi que d’un lieu de rencontres et d’événements culturels (www.castellodivogogna.it).
En contournant le château, on passe près du mur d’enceinte qui se dresse sur la droite, jusqu’à un pont, puis on remonte le chemin muletier à droite. À la hauteur d’un bâtiment isolé, le sentier muletier devient plus abrupt, et offre une vue magnifique sur le château. On arrive ainsi au hameau de Genestredo (354 m), où l’on passe devant un intéressant lavoir au ras du sol. Au centre du village, à l’endroit où se trouvent un abri et une fontaine (non potable), on tourne à droite (panneau La Rocca A34a) le long d’un chemin de terre qui mène à un gué. Plus loin, on gravit rapidement un escalier qui mène à une zone plane où l’on découvre avec plaisir d’abord une aire de pique-nique avec des tables, une fontaine et des espaces barbecue, et tout de suite après la tour de la forteresse d’origine lombarde. Dévastée en 1514, il ne reste que les ruines du donjon (un panneau invite à ne pas s’approcher en raison de chutes de pierres). Bien qu’il soit invitant, le sentier n’est guère intéressant car vous vous trouvez déjà devant le plus beau côté du bâtiment.
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Le label « I Borghi più Belli d’Italia »
Il ne faut pas oublier qu’en raison de son précieux patrimoine historique et artistique et de la conservation efficace de ses monuments, Vogogna a longtemps été considérée comme un des villages classés comme « I Borghi più Belli d’Italia » (les plus beaux bourgs d’Italie) (www.borghipiubelliditalia.it).
Le masque celtique
À Dresio, juste à l’extérieur de Vogogna, en direction de Domodossola, on découvre l’Oratoire San Pietro, la première église paroissiale de la commune, d’origine lombarde avec des fresques du XVe siècle. À côté du bâtiment, on aperçoit une fontaine caractérisée par un masque intéressant datant des I-IIe siècles avant J.-C., le soi-disant « masque celtique ». Il s’agit d’une copie car l’original est conservé à l’intérieur du Palazzo Pretorio.
conseils pour les jeunes randonneurs
Seul l’intérieur du bourg est accessible pour les poussettes, pour monter au château on peut utiliser l’ascenseur panoramique (uniquement pendant les heures d’ouverture). Grand terrain de jeux devant l’hôtel de ville.
Réalisateurs de l’itinéraire : Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes : Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Promenade plate en boucle à la découverte de la forêt de plaine humide de ce parc naturel, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO
LAC MAJEUR : PARC NATUREL DES LAGONI DI MERCURAGO
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Promenade plate en boucle à la découverte de la forêt de plaine humide de ce parc naturel, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011 en raison des importantes découvertes archéologiques et de son histoire en tant que site palafittique.
localités de départ et d’arrivée : parking de la Via Gattico (270 m)
altitude maximale : nécropole de la Civilisation de Golasecca (320 m)
dénivellement : 150 m environ au total (discontinus)
distance : 5 km au total
temps du parcours sans les arrêts : 2 heures au total
type d’itinéraire : chemins de terre, sentier
signalétique : flèches et panneaux avec les noms des « rues »
eau : fontaine sur le parking
période conseillée : toute l’année, mais à éviter en cas de pluie, de brouillard et de chaleur humide en été.
comment s’y rendre : l’entrée officielle se situe à 3 km d’Arona. Elle se trouve à l’extrémité sud du lac Majeur, dans la Via Gattico 6 à Arona (panneaux marron). Parkings sur le site du parc. En bus : Arona est desservie par plusieurs lignes (www.comazzibus.com, www.stnnet.it, www.safduemila.com). En train : gare d’Arona sur les lignes Milan-Domodossola et Arona-Novara (www.trenitalia.com). En bateau : lignes Arona-Locarno et Locarno-Arona (www.navigazionelaghi.it)
informations : Distretto Turistico dei Laghi www.distrettolaghi.it; Bureau IAT – Largo Duca d’Aosta, Arona, tél. +39 0322 243601 www.visitarona.it; Commune d’Arona www.comune.arona.no.it; Ente Gestione Aree Protette del Ticino e del Lago Maggiore www.parcoticinolagomaggiore.com
l’itinéraire
L’administration du parc propose différents itinéraires balisés par des flèches et des couleurs différentes, tous indiqués sur des cartes à disposition sur le site siège du parc.
Notre itinéraire suit en partie le Percorso Archeologico (Parcours Archéologique) (violet), en commençant par longer la Strà di Pianèl da Gatic (numéro 1). Au croisement caractérisé par un édicule, tourner à droite, toujours en suivant le parcours numéro 1, puis le quitter en se dirigeant tout droit vers Strà di Lagon (numéro 2), sur un terrain plat, jusqu’au Lagone, la plus grande zone humide du parc, et dont les rives ont restitué les vestiges d’un village palafittique.
Le site, découvert par hasard lors de travaux d’extraction de tourbe, date des XVIIIe et XIIIe siècles avant J.-C. On y a découvert différents objets bien conservés tels que des poteries, des armes, des ornements métalliques, des outils en silex mais surtout trois roues en bois et les moulages de deux pirogues creusées dans un tronc. Aujourd’hui, la plupart de ces pièces sont conservées au Museo delle Antichità (Musée des Antiquités de Turin).
Il est impossible de s’approcher des rives du lac d’abord parce qu’il s’agit d’une zone protégée et ensuite parce que la végétation y est très dense ; on doit se contenter de l’observer de loin mais la fascination que l’on ressent est intense. Plus loin, on rencontre un carrefour en T ; on tourne à droite vers Strà di Sèl (numéro 15) que l’on abandonne presque immédiatement pour se diriger à gauche vers Senté dal Laghèt (numéro 11). Le sentier serpente à travers une zone dense de tourbières avant de monter vers le Motto Caneva. Au carrefour de plusieurs rues, prendre à droite le Senté dal Custòn (numéro 16), qui passe à proximité des vestiges d’une nécropole romaine composée d’une dizaine de tombes. Ce sentier marque une courte déviation vers la gauche et mène au sommet de la colline, entourée d’une pinède de pins blancs.
En continuant tout droit, on passe à côté d’une deuxième nécropole romaine des I-IIe siècles après J.-C. Juste après, on prend à gauche le Senté dal Fòs (numéro 17) qui rejoint la Strà di Sèl (numéro 15) qu’on suit vers la gauche. Quelques mètres plus loin on se retrouve sur la Strà di Pianèl da Gatic (numéro 1) qui passe près de la nécropole de la Civilisation de Golasecca datant de l’âge du fer (VI-Ve siècles av. J.-C.). Celle-ci se situe sur une colline voisine, que l’on rejoint en effectuant une courte déviation vers la droite.
La Culture de Golasecca est une période qui va du IXe au IVe siècle av. J.-C. et qui s’étend sur le territoire compris entre les rivières Pô, Serio, Sesia et Ticino. Elle tient son nom du hameau en province de Varèse situé sur le Tessin, à une dizaine de kilomètres d’ici, qui fut le théâtre des premières découvertes (cinquante tombes avec des céramiques et des métaux).
D’ici, on continue sur le sentier numéro 1 qui contourne le Motto dei Lagoni et qui ramène les randonneurs au point de départ près de l’édicule.
en savoir plus
le ” Sancarlone “
Arona recèle quelque chose d’unique: la statue de Saint-Charles Borromée (1538-1584) ou Sancarlone, un nom affectueux pour un monument qui est un proche parent de la fameuse Statue de la Liberté américaine. Inauguré en 1698, après 84 ans de travaux, le colosse mesure aujourd’hui 23,40 mètres de haut mais il repose sur un piédestal de 11,70 mètres, pour un total de 35,10. La technique utilisée était si futuriste qu’elle a inspiré la construction de Lady Liberty. Outre la taille de la statue, ce qu’il y a de plus étonnant, c’est qu’on peut y pénétrer et monter jusqu’à la tête du saint homme par des escaliers étroits (ne convient pas aux personnes qui souffrent de claustrophobie), pour admirer la vue sur le lac depuis les ouvertures au niveau des yeux (www.statuasancarlo.it).
Musée Archéologique d’Arona
Il rassemble les trésors archéologiques de la ville et du Basso Verbano avec une collection qui réunit des découvertes néolithiques, de la poterie et des objets en verre post-Renaissance. On peut y admirer quelques-unes des pièces découvertes dans le Parc des Lagoni di Mercurago comme le calque d’une roue et les mobiliers funéraires de la Civilisation de Golasecca (www.archeomuseo.it).
conseils pour les jeunes randonneurs
Promenade sans aucune difficulté, entièrement à l’ombre ; recommande toutefois d’éviter les journées d’été humide. L’itinéraire indiqué n’est que partiellement accessible aux poussettes.
Réalisateurs de l’itinéraire : Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes : Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Comme d’antiques pèlerins le long du chemin muletier qui, depuis les rives du lac, rejoint un des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie
LAC MAJEUR : MONT SACRÉ DE GHIFFA
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Comme d’antiques pèlerins le long du chemin muletier qui, depuis les rives du lac, rejoint un des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie inscrits au Patrimoine UNESCO depuis 2003, en passant de l’eau scintillante aux denses forêts de châtaigniers.
localité de départ : Ghiffa, embarcadère (200 m)
localité d’arrivée : Mont Sacré (360 m)
altitude maximale : Chapelle du Porale (470 m)
dénivellement: 300 m environ
distance : 5,5 km
temps du parcours à l’exclusion des arrêts : 2 heures
type de parcours : mixte (sentier, asphalte, terre)
signalétique : vignettes et panneaux blancs et rouges
eau : fontaines à Ghiffa et au Mont Sacré
période conseillée : toute l’année en l’absence de neige
comment arriver : à 6 km de Verbania. Direction Locarno, le long du lac. Parking à proximité de l’embarcadère, avec disque de stationnement (60 min). Parking gratuit à 650 m de la Mairie. En autobus : ligne 3 Verbania-Cannobio-Brissago, arrêt Ghiffa ; ligne 8 Intra-Ghiffa-Oggebbio, arrêt Ronco (www.vcotrasporti.it).
Informations : Distretto Turistico dei Laghi – www.distrettolaghi.it; Office de Tourism, Corso Belvedere 94 c/o Imbarcadero, tel. +39 339 6330959; Commune de Ghiffa – www.comune.ghiffa.vb.it; Organisme de Gestion des Monts Sacrés – www.sacrimonti.org; Réserve Naturelle Spéciale du Mont Sacré de la SS. Trinità de Ghiffa – www.parks.it/riserva.sacro.monte.ghiffa
l’itinéraire
Depuis l’embarcadère, on suit un tronçon le long du lac qui se trouve à notre droite jusqu’à l’église Santa Croce. En remontant l’escalier vers la droite, on arrive à une aire de jeux avec des tables et des bancs. À gauche en revanche, on prend Via ai Motti et on la suit vers la droite jusqu’au croisement de trois routes.
Si vous laissez votre voiture dans le parking gratuit, il vous suffit de prendre l’escalier qui se trouve au début de la zone de stationnement et qui mène à un petit oratoire ; prenez ensuite dans la ruelle qui mène au même croisement.
On remonte la rue (à gauche pour ceux qui viennent de l’embarcadère, à droite pour ceux qui viennent du parking), et en parcourant l’étroite Via Nigra, on rejoint Via Marconi, une route goudronnée qu’on doit remonter vers la droite.
La route est très étroite, à sens unique en montée et on doit faire attention à l’éventuelle circulation de voitures.
Elle rejoint une route plus large, Via Risorgimento, dans le village de Ronco. L’itinéraire continue le long de l’escalier situé un peu plus loin, sur la gauche, mais on conseille d’admirer à quelques pas de là la petite église avec sa façade en pierre qui fait partie du proche couvent.
Le monastère SS. Trinità accueil depuis 1906 une cinquantaine de religieuses Bénédictines de l’Adoration Perpétuelle du Très Saint Sacrement. Soyez respectueux si vous entrez dans l’église : à tout moment, de jour comme de nuit, au moins une religieuse est présente pour y prier.
Ensuite, on revient sur nos pas pour remonter l’escalier qui mène à l’église de Ronco et à la Piazza Fontane. On passe à côté du bâtiment sacré et au croisement en T qui se trouve à l’arrière de ce dernier, on tourne à gauche, dans Via Torino (ancien panneau à moitié effacé « al Santuario ») et on prend immédiatement Via Careghetta à droite. La route, très étroite, monte jusqu’à un autre croisement en T. Ici on prend la route de droite, plus large et pavée, qui conduit enfin dans la forêt où on tombe sur un autre croisement. Mémorisez bien l’endroit car les deux routes sont correctes ; nous conseillons de continuer tout droit, et au retour on arrivera par la droite. On remonte rapidement la route pavée (qui devient glissante par temps de pluie) jusqu’à une autre route pavée qui monte à droite vers les bâtiments du Mont Sacré.
Il existait dans le temps à cet endroit un oratoire qui datait du XIIe–XIIIe siècle, dédié à la très Sainte Trinité. Ce bâtiment est mentionné dès 1591 et il existe encore aujourd’hui à l’intérieur de la nef de l’église actuelle, sur la gauche, où se trouve la fresque qui représente trois fois le personnage du Christ (symbole de la Trinité : trois personnes identiques mais différentes). Entre le XVIe et XVIIe siècle, le site fut agrandi avec la création du Mont Sacré formé avec l’église SS. Trinità (de 1617) et les chapelles du Couronnement de la Vierge (de 1647), de Saint Jean-Baptiste (de 1659) et d’Abraham (de 1703), ainsi que d’arcades qui abritent un Chemin de Croix de 1752, fermé d’un côté par une petite chapelle.
On suit à présent le parcours conçu pour les porteurs de handicap qui, en passant devant les arcades du Chemin de Croix, rejoint une aire de pique-nique couverte avec des tables et une fontaine. L’espace ouvert autour des bâtiments sacrés permet une grande liberté de mouvement et les jeux d’enfants (mais attention : il est interdit de crier !) car il n’y a pas d’élément dangereux.
La forêt qui domine le Mont Sacré est depuis 1987 une Réserve Naturelle Spéciale.
Après cette pause goûter ou déjeuner bien méritée, on continue sur le Sentier Naturaliste rythmé par des panneaux didactiques (panneaux blancs « Cappella del Porale e Caronio ») dont la première partie est caractérisée par la présence d’un Sentier pour porteurs de handicap qui longe le chemin de terre. On le quitte pour remonter à droite le chemin de terre (panneaux « Pollino »). On peut parcourir l’ensemble du chemin de terre ou, en alternative, prendre à gauche un large « raccourci » sur une pente très abrupte. Les deux routes se rejoignent au même endroit peu avant le croisement qui permet de revenir au Mont Sacré. Avant de continuer, nous vous invitons néanmoins à parcourir quelques mètres en direction de « Pollino » pour rejoindre la petite chapelle du Porale, qui date de 1797, immergée dans la fraîcheur de la forêt. Ensuite, de retour au croisement mentionné précédemment, on prend la large piste plane qui s’engage dans la belle forêt de châtaigniers parallèle à la route suivie à l’aller et située un peu plus haut. On rencontre un seul croisement, mais il suffit de rester sur la route plane la plus large, pour arriver après une légère descente, à une petite centrale.
Ici, sur la gauche, commence un Parcours de Vie, qui prévoit 18 exercices physiques en moins d’un kilomètre, à réaliser en partie avec des agrès et en partie au sol.
On continue à droite, en passant à côté du bâtiment de la centrale et on s’engage sur le sentier en escalier très abrupt qui nous ramène au Mont Sacré (panneaux « SS. Trinità » et balises blanches et rouges). On repasse à côté des arcades du Chemin de Croix et de la chapelle San Giovanni Battista avant de s’engager sur le sentier à gauche (panneaux « Cappella di Abramo ») qui descend en effleurant la route goudronnée et qui mène à la chapelle du Patriarche Abraham, à l’écart par rapport aux autres bâtiments du Mont Sacré. On passe devant la chapelle et on prend le sentier pavé (panneaux « Ghiffa ») qui mène à un croisement qu’on avait déjà rencontré au cours de la montée. D’ici, on descend la route qu’on avait parcourue à l’aller, en découvrant éventuellement les ruelles étroites et tortueuses caractéristiques qui constituent le vieux centre de Ghiffa et qui partent de l’arrière de l’église, comme Via ai Motti, Via Alessandro Volta, Via Soccorso et Via Taccioli.
pour en savoir plus
Musée du Chapeau
De 1881 à 1981, la commune de Ghiffa accueillait une usine de chapeaux en feutre, la Panizza, qui existe toujours mais qui a été transférée en Toscane (www.panizza1879.com). Aujourd’hui, le bâtiment de l’établissement a été transformé en résidence mais à l’intérieur de deux salles on a aménagé un musée qui présente l’art de la fabrication du chapeau avec une exposition de machines, de photographies, de gravures d’époque et de vidéos (www.museodellartedelcappello.com).
conseils pour les jeunes randonneurs
Excursion simple et sans difficultés. Les familles avec une poussette peuvent rejoindre le Mont Sacré en voiture et parcourir le Sentier conçu pour les Porteurs de Handicaps. Une aire de jeu est présente à l’arrière de l’église paroissiale de Ghiffa, tandis que la zone du Mont Sacré propose des pierres à escalader, et des arbres derrière lesquels on peut se cacher, et le Parcours de Vie propose de nouvelles activités pour permettre aux petits randonneurs de dépenser leurs énergies.
Faiseurs du chemin: Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes: Franco Voglino et Annalisa Porporato
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Promenade très agréable qui conduit à la précieuse église romane de Montorfano avec son panorama unique sur le Lac Majeur
DE MERGOZZO A MONTORFANO
Lago di Mergozzo
Description de l’itinéraire
localité de départ : Mergozzo promenade au lac (200 m)
localité d’arrivée : Montorfano (335 m)
dénivellement : environ 150 m à l’aller seulement
distance : 3 km à l’aller seulement
temps du parcours à l’exclusion des arrêts : 1 heure à l’aller seulement
type de parcours : mixte (asphalte, pavés)
signalétique : panneaux « Sentiero Azzurro »
eau : fontaines à Mergozzo et à Montorfano
période conseillée : toute l’année
comment arriver : à 10 km de Gravellona Toce et à 10 km de Verbania. Dans les deux cas, direction « Fondotoce », puis « Mergozzo ». Parkings sur la route SP54. En autobus : arrêt Mergozzo de la ligne 5 Verbania-Domodossola (www.vcotrasporti.it). En train : gare ferroviaire de Mergozzo sur la ligne pour Domodossola (www.trenitalia.com).
Informations : Distretto Turistico dei Laghi – www.distrettolaghi.it; IAT Bureau Information et Accueil Touristique – Corso Roma 20, Mergozzo – tél. +39 (0)323 800935; Commune de Mergozzo – www.comune.mergozzo.vb.it
l’itinéraire
Avant de commencer la promenade au départ du Lungolago, on conseille de parcourir quelques-unes des ruelles à l’intérieur du village de Mergozzo, qui partent de l’église de l’Assunta du XVIIe siècle, caractérisée par une grande structure pratiquement enchâssée entre les étroites ruelles, avec un escalier solennel qui précède le portique et flanquée d’arcades qui abritent un Chemin de Croix du XIXe siècle. Non loin de là se trouve la belle église Santa Marta, en pur style roman du XIIe siècle (fontaine), à deux pas de l’aire du Lungolago.
La berge est équipée de bancs et de grandes zones piétonnes, et on y découvre un orme qui semble vieux de cinq siècles de vie ! En se tenant devant le lac, on tourne à droite dans la Via Borzoni (panneau marron « Sentiero Azzurro ») puis immédiatement à gauche. Ensuite, on gravit l’escalier pavé. Au sommet de de l’escalier, on tourne à gauche dans la via Maffioli et on continue jusqu’à l’Oratoire Santa Elisabetta qui date de 1623 (fontaine). Derrière l’oratoire, on s’engage à gauche dans la via Nostrani puis immédiatement à droite dans la via Montorfano et on gravit des marches larges et profondes (panneaux « Sentiero Azzurro »). On passe ensuite sur une route goudronnée qui monte entre les pavillons avant de se transformer en un chemin de terre jalonné d’une multitude de balises (panneaux, balises blanches et rouges, vignettes bleues, flèches jaunes). Quand l’itinéraire devient enfin une véritable route pavée, tous les doutes nous abandonnent et on continue à l’ombre, à l’abri de murets construits à sec. Après une montée, on rejoint une route pavée un peu plus large, puis on tourne à gauche (panneaux) puis de nouveau à gauche en descendant légèrement jusqu’au point panoramique sur le lac de Mergozzo, avec des bancs et des fontaines.
Le sentier parcourt le versant nord du mont Montorfano, qui culmine à 794 m à peine ; il s’agit en fait d’un bloc unique de granit blanc, extrait depuis des siècles, ce qui explique la présence de nombreuses carrières. On a également utilisé le granit blanc de Montorfano pour construire les colonnes de l’église San Paolo Fuori le Mura, à Rome.
L’itinéraire est très agréable et progressif, et l’on aperçoit constamment les eaux du lac. Une pente plus nette nous conduit jusqu’à une route goudronnée.
Si l’on a l’intention de revenir en train plutôt qu’à pied, il faut descendre à droite, jusqu’à la gare ferroviaire Verbania-Pallanza.
On remonte la route goudronnée à gauche en passant devant le petit cimetière jusqu’à un parking. On suit le chemin de terre à droite jusqu’aux pelouses qui annoncent la très belle église romane San Giovanni de Montorfano (fontaines et tables) qui se dresse, isolée dans toute sa pureté architecturale.
Elle a été construite entre le XIe et le XIIe siècle, sur les vestiges d’un édifice religieux du neuvième siècle, mais des fouilles récentes ont mis au jour une église bien plus ancienne datant de la période comprise entre le Ve et le VIe siècle. L’église est ouverte à l’heure de la Messe.
Après la visite de cette jolie petite église, on remonte entre les maisons du village jusqu’à un passage délimité par des pierres en prenant la piste herbeuse sur la gauche qui monte jusqu’au point panoramique sur le Lac Majeur. Au retour, on emprunte la même route qu’à l’aller.
pour en savoir plus
Lac ou golfe ?
Le Lac de Mergozzo était déjà habité dans l’Antiquité et les vestiges retrouvés datent d’avant 6000 avant J.-C. Mais à l’époque, c’était un golfe qui faisait partie du Lac Majeur. Ce n’est qu’au XVe siècle il se transforma en lac car la rivière Toce a sans doute déposé un grand nombre de détritus qui créèrent le barrage qui sépare aujourd’hui les deux lacs.
Musée Archéologique et Écomusée du Granit
Situé dans Via Roma 8 à Mergozzo, il abrite une collection de pièces qui illustrent, sur deux niveaux, l’histoire locale, de la Préhistoire à l’époque romaine. Dans une des salles, on décrit en revanche l’histoire du granit et des méthodes de travail (www.ecomuseogranitomontorfano.it). Non loin de là il y a l’ancienne carrière de Candoglia où l’on découvre le travail du marbre utilisé pour la construction de la Cathédrale de Milan.
conseils pour les jeunes randonneurs
Promenade très simple mais inaccessible aux poussettes en raison des caractéristiques du terrain.
Faiseurs du chemin: Franco Voglino, Annalisa Porporato et Nora Voglino
Auteurs des textes: Franco Voglino et Annalisa Porporato
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parcours en mtb
DANS LA VALLÉE DU PESCONE
Lago d’Orta
Description de l’itinéraire
On part de la Piazza Unità d’Italia de Pettenasco devant la mairie et on continue en direction du viaduc de la ligne de chemin de fer Novare-Domodossola le long de la via Vittorio Veneto. On passe sous le viaduc, on rejoint la source d’eau et la zone pique-nique « Paganetto » : on tourne à droite sur le sentier, en suivant les indications pour Carcegna.
La route longe brièvement la voie ferrée puis elle monte rapidement à travers la forêt. En continuant, on arrive à un croisement où l’on aperçoit un portail vert sur la droite.
Ici, on s’engage sur le sentier escarpé qui monte à gauche, on franchit un tournant et on continue jusqu’aux premières maisons de Carcegna.
On continue encore jusqu’à ce qu’à la route goudronnée (via Pettenasco) puis on prend via Roma jusqu’à l’église paroissiale S. Pietro.
Ici, on continue en direction du cercle-bar de Carcena en prenant la via alle Scuole : après le cercle, on descend à droite à proximité d’un muret, on suit le sentier jusqu’à l’escalier et on monte à travers la forêt.
Au sommet de l’escalier, on tourne à gauche et on continue à escalader le sentier à travers la forêt qui mène rapidement aux premières maisons de Miasino dans la via Borsattino. On passe sous une grande voûte et on tourne à gauche en suivant le mur d’enceinte de la Villa Nigra le long de la via Solaroli.
Une fois sur la place, on continue tout droit vers l’église paroissiale San Rocco puis on tourne à droite dans la via Umberto I. Au bout de la rue, après être passé devant l’église du monastère sur la gauche, on continue dans la rue qui descend en direction d’Armeno. Au croisement du cimetière de Pisogno, on traverse la route et on prend la via Parrocchiale en direction de Pisogno.
Après la piscine en plein air, on tourne à gauche puis à droite dans la via Regione Bagnalera : on passe à côté d’une chapelle et de quelques maisons. On garde la droite et on continue au milieu des champs jusqu’à Strada delle Due Riviere à proximité d’un supermarché (sur la droite). On traverse la route et on tourne immédiatement à droite dans la via dei Prati, on passe devant le Musée des Alberghieri d’Armeno.
On rejoint à présent la place principale d’Armeno, Piazza della Vittoria (si on le souhaite on peut visiter l’église romane S. Maria Assunta au cimetière) et on continue dans la via Adis Abeba et enfin on prend la via Don Magnone. À proximité du virage à droite, on tourne à gauche sur un chemin de terre et on continue à travers la forêt, avant de descendre dans la la Vallée du Pescone en direction de Pettenasco.
On rejoint la source d’eau et la zone pique-nique « Paganetto » et on passe en dessous du viaduc de la ligne ferroviaire Novare-Domodossola : on continue en direction du centre-ville de Pettenasco et du Musée de l’Art et du Tournage du Bois avant de rejoindre notre point de départ.
A voir : auf dieser Route sind das Holzkunst- und Drechselmuseum in Pettenasco, die Pfarrkirche S.Maria Assunta in Armeno und die Villa Nigra in Miasino interessant.
AUTEUR: Fabio Valeggia
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La tournée du “Pizzo Andolla”
“FERRATA DEL LAGO”, UN PAYSAGE ENCHANTANT ENTRE L’ITALIE ET LA SUISSE
Valle Vigezzo
Description de l’itinéraire
Naissance de la via ferrata du Lac
Le 26 mars 2002, les guides Beat Burgener, André Zurbriggen, la présidente du SAC (Systèmes environnementaux et culturels) de la vallée de Saas Diana Zurbriggen, les guides italiens Franco Farioli, Tabarini, le président du CAI de Villadossola Sergio Rossi, le responsable de la randonnée Renato Boschi et du sauvetage alpin Giulio Frangioni se rencontrent à la Casa Alpina du CAI de Villadossola pour analyser la possibilité de réaliser une via ferrata menant au col du Bottarello. L’esprit de l’initiative est de réunir les deux refuges d’Andolla du côté italien et d’Almagellerhutte du côté suisse afin d’améliorer l’occupation des chalets ; de pouvoir intensifier les relations d’amitié entre les régions de montagne d’Italie et de Suisse ; de pouvoir admirer le paysage enchanteur et caractéristique.
C’est ainsi que nait le « projet » dont il est discuté afin de trouver la meilleure façon de le réaliser, en respectant toutes les procédures bureaucratiques et de sécurité.
Le 29 avril 2002, l’autorisation est demandée à la municipalité d’Antrona, pour la pose de la via ferrata, qui a été accordée le 16 mai 2002.
Le 28 mai 2002, le dossier est envoyé au siège du Club alpin italien pour la demande de couverture d’assurance.
Tout est prêt pour la pose des ancrages et du câble, qui a lieu en juillet 2002.
Les 5 et 6 juillet 2003, à l’occasion du 50e anniversaire du Refuge d’Andolla, la via « ferrata du lac » est inaugurée.
Un grand groupe de Suisses et un groupe d’Italiens se retrouvent dans la soirée du 5 juillet au Refuge d’Andolla pour faire la fête, puis le matin du 6 juillet, ils partent tous pour parcourir la via ferrata. C’est au col du Bottarello que se dérouleront la messe et la bénédiction du parcours, le tout dans une atmosphère de grande amitié.
Le soir, au refuge Almagellerhutte, une grande fête sera organisée avec du vin et du fromage avant de saluer les compagnons randonneurs qui descendent à Saas Almagell. Depuis lors, la via ferrata est très populaire auprès des Suisses, elle a déjà passé l’épreuve de 4 hivers et d’une série de petites opérations d’entretien et est devenue un parcours agréable pour admirer non seulement les montagnes accidentées mais aussi le miroir lointain du lac Majeur, duquel la via ferrata tire son nom.
« La via ferrata du Lac »
Une via ferrata est un itinéraire préparé sur un voie rocheuse et qui a été entièrement équipée de cordes, de pieux et de quelques échelles en acier pour permettre à des randonneurs très expérimentés de s’attaquer à une paroi verticale. Veuillez noter que la différence entre une via ferrata et un sentier équipé est importante : le sentier équipé aide à franchir une section dangereuse et exposée du sentier de randonnée, mais pas à franchir des tronçons de paroi. La via « Ferrata du lac » a été créée pour faciliter la liaison entre les refuges d’Andolla du côté italien et d’Almagellerhutte du côté suisse, permettant ainsi de parcourir entièrement le tour du Pizzo Andolla (pic).Personne n’a encore établi au niveau international un code de difficulté précis pour les vias ferratas, mais le nombre d’itinéraires et le développement de l’information conduisent à une définition des difficultés. D’après la brochure « Sicuri in ferrata » (soyons sûrs sur les ferratas) publiée par la C.N.S.A.S. (Corps national de secours alpin et spéléologique) de Lombardie, on peut déduire que la « Ferrata du lac » entre dans la définition de : PD (peu difficile) – itinéraire plus articulé, avec des canaux et des sentiers, des passages verticaux et des sections exposées ; normalement équipé de câbles ou de chaînes, avec des pieux et/ou des échelles métalliques fixes. Remarque – D’autres variables importantes peuvent modifier la difficulté, il peut s’agir du mauvais temps, de la pluie, de la neige, du vent et de la grêle ; des effets qui peuvent rendre les conditions extrêmes même des voies pas très difficiles. Il convient aussi de tenir compte du temps nécessaire pour s’approcher de la via ferrata, ce qui peut augmenter le risque de fatigue générale.
Pour tenter une via ferrata, vous devez être en possession :
d’un casque d’escalade
d’un harnais cuissard
du kit complet pour via ferrata comprenant : un dissipateur – deux longes d’un diamètre de 10,5 et d’une longueur de 1,50 et 3,50 mètres respectivement – deux mousquetons à base large avec système de verrouillage « Screw-lock ».
de gants pour via ferrata
de chaussures et de vêtements appropriés
Recommandations
Évitez les orages – Le soir, avant de partir en randonnée, veuillez être attentif aux prévisions météorologiques.
Évitez de passer à deux sur le même tronçon.
Éviter de faire tomber les pierres
Toujours procéder avec précaution en utilisant les deux mousquetons
Sachez que le plus haut degré de sécurité est obtenu non seulement grâce au matériel et à son utilisation correcte, mais aussi en prêtant une attention particulière à ce que vous faites et à ce que font les autres.
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La tournée du “Pizzo Andolla”
“FERRATA DEL LAGO”, UN PAYSAGE ENCHANTANT ENTRE L’ITALIE ET LA SUISSE
Lago Maggiore
Description de l’itinéraire
Naissance de la via ferrata du Lac
Le 26 mars 2002, les guides Beat Burgener, André Zurbriggen, la présidente du SAC (Systèmes environnementaux et culturels) de la vallée de Saas Diana Zurbriggen, les guides italiens Franco Farioli, Tabarini, le président du CAI de Villadossola Sergio Rossi, le responsable de la randonnée Renato Boschi et du sauvetage alpin Giulio Frangioni se rencontrent à la Casa Alpina du CAI de Villadossola pour analyser la possibilité de réaliser une via ferrata menant au col du Bottarello. L’esprit de l’initiative est de réunir les deux refuges d’Andolla du côté italien et d’Almagellerhutte du côté suisse afin d’améliorer l’occupation des chalets ; de pouvoir intensifier les relations d’amitié entre les régions de montagne d’Italie et de Suisse ; de pouvoir admirer le paysage enchanteur et caractéristique.
C’est ainsi que nait le « projet » dont il est discuté afin de trouver la meilleure façon de le réaliser, en respectant toutes les procédures bureaucratiques et de sécurité.
Le 29 avril 2002, l’autorisation est demandée à la municipalité d’Antrona, pour la pose de la via ferrata, qui a été accordée le 16 mai 2002.
Le 28 mai 2002, le dossier est envoyé au siège du Club alpin italien pour la demande de couverture d’assurance.
Tout est prêt pour la pose des ancrages et du câble, qui a lieu en juillet 2002.
Les 5 et 6 juillet 2003, à l’occasion du 50e anniversaire du Refuge d’Andolla, la via « ferrata du lac » est inaugurée.
Un grand groupe de Suisses et un groupe d’Italiens se retrouvent dans la soirée du 5 juillet au Refuge d’Andolla pour faire la fête, puis le matin du 6 juillet, ils partent tous pour parcourir la via ferrata. C’est au col du Bottarello que se dérouleront la messe et la bénédiction du parcours, le tout dans une atmosphère de grande amitié.
Le soir, au refuge Almagellerhutte, une grande fête sera organisée avec du vin et du fromage avant de saluer les compagnons randonneurs qui descendent à Saas Almagell. Depuis lors, la via ferrata est très populaire auprès des Suisses, elle a déjà passé l’épreuve de 4 hivers et d’une série de petites opérations d’entretien et est devenue un parcours agréable pour admirer non seulement les montagnes accidentées mais aussi le miroir lointain du lac Majeur, duquel la via ferrata tire son nom.
« La via ferrata du Lac »
Une via ferrata est un itinéraire préparé sur un voie rocheuse et qui a été entièrement équipée de cordes, de pieux et de quelques échelles en acier pour permettre à des randonneurs très expérimentés de s’attaquer à une paroi verticale. Veuillez noter que la différence entre une via ferrata et un sentier équipé est importante : le sentier équipé aide à franchir une section dangereuse et exposée du sentier de randonnée, mais pas à franchir des tronçons de paroi. La via « Ferrata du lac » a été créée pour faciliter la liaison entre les refuges d’Andolla du côté italien et d’Almagellerhutte du côté suisse, permettant ainsi de parcourir entièrement le tour du Pizzo Andolla (pic).Personne n’a encore établi au niveau international un code de difficulté précis pour les vias ferratas, mais le nombre d’itinéraires et le développement de l’information conduisent à une définition des difficultés. D’après la brochure « Sicuri in ferrata » (soyons sûrs sur les ferratas) publiée par la C.N.S.A.S. (Corps national de secours alpin et spéléologique) de Lombardie, on peut déduire que la « Ferrata du lac » entre dans la définition de : PD (peu difficile) – itinéraire plus articulé, avec des canaux et des sentiers, des passages verticaux et des sections exposées ; normalement équipé de câbles ou de chaînes, avec des pieux et/ou des échelles métalliques fixes. Remarque – D’autres variables importantes peuvent modifier la difficulté, il peut s’agir du mauvais temps, de la pluie, de la neige, du vent et de la grêle ; des effets qui peuvent rendre les conditions extrêmes même des voies pas très difficiles. Il convient aussi de tenir compte du temps nécessaire pour s’approcher de la via ferrata, ce qui peut augmenter le risque de fatigue générale.
Pour tenter une via ferrata, vous devez être en possession :
d’un casque d’escalade
d’un harnais cuissard
du kit complet pour via ferrata comprenant : un dissipateur – deux longes d’un diamètre de 10,5 et d’une longueur de 1,50 et 3,50 mètres respectivement – deux mousquetons à base large avec système de verrouillage « Screw-lock ».
de gants pour via ferrata
de chaussures et de vêtements appropriés
Recommandations
Évitez les orages – Le soir, avant de partir en randonnée, veuillez être attentif aux prévisions météorologiques.
Évitez de passer à deux sur le même tronçon.
Éviter de faire tomber les pierres
Toujours procéder avec précaution en utilisant les deux mousquetons
Sachez que le plus haut degré de sécurité est obtenu non seulement grâce au matériel et à son utilisation correcte, mais aussi en prêtant une attention particulière à ce que vous faites et à ce que font les autres.
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